DANS le cadre de la clôture du projet "Biodiversité botanique du Gabon", initié par l'Institut de pharmacopée et de médecine traditionnelle, en partenariat avec l'université Wageningen des Pays-Bas, la journée portes ouvertes à 'intention du public a drainé un grand nombre de personnes. Pour les responsables de l'Herbier c'est une façon de faire découvrir les 43.000 échantillons botaniques collectés pendant six ans.
Au cours de cet événement qui a eu pour cadre l'enceinte e l'université Omar Bongo trois temps forts ont ponctué la cérémonie. Le mot de bienvenue, suivi de la présentation dés thématiques du projet, l'avis du commissaire général et la visite guidée de l'Herbier.
Dans son mot de bienvenue,Ludovic Ngonk Banak le nouveau responsable de l'Herbier national s'adressant aux invités a souligné que le projet "biodiversité botanique du Gabon" conduit pendant cinq ans a permis de nouer une franche collaboration entre l'Iphametra à travers le département de l'Herbier national du Gabon et l'université agronomique de Wageningen. Ce projet avait pour mission d'accélérer la recherche taxonomique et l'exploration botanique des forêts gabonaises. Au terme de ce projet, nous avons voulu clôturer cette collaboration par une journée portes ouvertes. En effet, l'Herbier est devenu aujourd'hui, un centre d'expertise performant pour la flore dans la sous-région.
Mme Lucienne Nze-Ekekang, directrice de l'institut, a présenté l'impact du projet sur le développement actuel de l'Herbier. Elle a précisé que pendant toute la durée du projet, tous les botanistes et techniciens de l'Herbier ont effectué des stages à Wageningen et dans le Missouri, pour des formations sur l'information, les techniques de gestions de collection et de base de données. Depuis 2001, l'Herbier a été appelé à contribuer au grand projet "Evaluation des aires protégées du Gabon" en partenariat avec la DFC,le VVWF et le WCS. Les données fournies par ce projet ont permis aux autorités gabonaises de créer en 2002, le réseau national de 13parcs nationaux qui couvre 10% de la superficie totale du pays.
Les résultats ont été présentés par le responsable du projet, le Dr johan Van. Le projet a permis de collecter 43.000 échantillons informatisés, de former 3 techniciens, 4 techniciens supérieurs, 1 responsable niveau PhD _ ; un chercheur associé ; deux secrétaires opérateurs de saisie. Une équipe bien formée et apte à gérer l'Herbier, 2 salles de collection climatisées ; 6 ordinateurs connectés en réseau. Il a eu également un atelier sur flore Gabon 2001 ; une participation aux projets conjoints avec WWF, WCS, Smithsonian, la participation au réseau des botanistes d'Afrique Centrale (REBAC). Mais aussi l'augmentation des publications ; l'atelier sur l'évaluation des projets et la chek-list sur les jantes du Gabon.
Quand au commissaire général du Cenarest Samuel Mbadiga , il était ravi qu'au niveau de notre pays il y ait une avancée significative dans la taxinomie car les premiers chercheurs ont pu nouer des partenariats avec 1 extérieur. II a remercié les partenaires extérieur pour avoir renforcé les capacités locales et a rendu un vibrant hommage à la toute première équine de l'Herbier.
Cependant, il a regretté que pendant son séjour aux Pays-Bas, les responsables de l'herbier ne lui aient pas ouvert les portes de leur institution. Il a terminé en demandant au personnel de l'Herbier national d'être à la hauteur pour faire de ce cadre un lieu d'excellence pour la sous-région mais également de l'humanité. En ce qui concerne la visite guidée, elle a permis au public de découvrir la base de données Brahms, les collections et une démonstration du site Web.