Les Etats de la sous-région ont conforté leur engagement dans la mise en oeuvre du Protocole de Montréal, en validant un document fiable qui traduit leur volonté commune de participer au processus initié par les Nations unies pour freiner la dégradation et restaurer la couche d'ozone.
LA première réunion ad hoc des ministres de l'Environnement de la Cémac, qui se tenait à l'auditorium du ministère de l'Économie forestière, a pris fin jeudi avec la validation du projet de réglementation sous -régionale harmonisé sur le contrôle et le suivi des importations des substances appauvrissant la couche d'ozone au sein de l'espace communautaire.
Ce succès, a expliqué le ministre de l'Économie forestière, Emile Doumba, est l'œuvre d'une détermination et d'une volonté communes.
M. Doumba a d'ailleurs réitéré ses vives et sincères félicitations aux experts qui n'ont ménagé aucun effort pour produire un document de qualité qui a permis aux ministres de conclure cet important dossier.
«Les décisions que nous venons de prendre témoignent de la volonté de nos Etats de participer aux actions de sauvegarde et de restauration de la couche d'ozone entreprises à l'échelle mondiale. Ainsi, nous aurons répondu positivement aux attentes de la communauté internationale et contribué d'une certaine manière au maintien de la vie sur notre planète», a expliqué Emile Doumba.
En validant le projet de réglementation sous régionale harmonisé sur le contrôle et le suivi des importations des substances appauvrissant la couche d'ozone, les Etats de la Cémac (Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale) confortent leur engagement dans la mise en oeuvre du protocole de Montréal.
A cet égard, ils doivent établir, dans les meilleurs délais, une coopération sous-régionale active visant: la mise en place d'un contrôle supranational au niveau de la Cémac, le renforcement des capacités d'intervention de notre organisation sous-régionale, l'établissement d'un système performant d'information permettant un meilleur suivi des substances appauvrissant la couche d'ozone, la création des interactions et des synergies entre les différentes administrations impliquées dans ce processus d'une part, et entre le Protocole de Montréal et celui de Kyoto d'autre part au regard du marche du carbone et des opportunités ainsi offertes à l'Afrique centrale pour valoriser ses potentialités.
«C'est là une tâche de longue haleine qui exigera de tous les acteurs concernés, une mobilisation permanente et une détermination sans faille dans l'application des mesures adoptées», a reconnu le ministre de l'Économie forestière, pour qui «plus que jamais la Cemac doit jouer un rôle primordial dans la mise en place des mécanismes de suivi du Protocole de Montréal».
Emile Doumba a rappelé la volonté du Gabon de soutenir la Cémac dans le renforcement de la politique d'intégration sous-régionale que nos chefs d Etat appellent de tous leurs voeux.
Signé en 1987, le Protocole de Montréal pour la protection de la couche d'ozone impose l'élimination progressive de toutes les substances qui appauvrissent la couche d'ozone.
C'est dans le cadre de la mise en oeuvre de ce Protocole que le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), en collaboration avec le secrétariat exécutif de la Cémac, s'est proposé d'élaborer un projet sous-régional sur l'harmonisation des législations et des mécanismes réglementaires pour l'amélioration du suivi et du contrôle des SAO (Substances qui appauvrissent la couche d'ozone) pour les pays d'Afrique centrale francophone.
Le secrétariat exécutif de la Cémac est appelé à assurer la mise en oeuvre de ce projet sous-régional dans l'espace communautaire qui a pour objectif d'élaborer, d'adopter et de mettre en application une réglementation sous-régionale sur le contrôle et le suivi des importations des substances appauvrissant la couche d'ozone dans l'espace Cémac.
Il s'agit d'établir dans et entre les Etats de la sous-région, une coopération entre les services de l'environnement et ceux des douanes pour une mise en oeuvre des mécanismes de contrôle et d'adoption des solutions locales et sous-régionales pour accroître l'application des mesures de contrôle de substances appauvrissant la couche d'ozone en zone Cémac, conformément à celles contenues dans le protocole de Montréal en créant des cadres d'échanges nécessaires.
C'est donc dans ce contexte à mi-parcours de l'échéancier de l'élimination totale des substances appauvrissant la couche d'ozone, fixe a l'an 2010, que se tenaient les assises de Libreville dont l'importance était toute particulière, tant par ses nombreux en, eux, que par les acquis positifs qui devraient découler de la mise en oeuvre du processus.