C'est le cri du coeur du collectif des parents d'élèves de l'école Pilote, retrouvés morts dernièrement à la plage du "Tropicana" et à celle de l'Okoumé Palace, au terme d'une marche organisée hier.
LES parents des feus Eric Edou Ebang et Ibrahim Aboubakar, anciens élèves de l'école pilote du centre, retrouvés morts le 13 février dernier sur les plages du nord de Libreville, ont manifesté hier leur désarroi au cours d'une marche pacifique qui a eu pour point de départ l'Institut Immaculée Conception, et l'arrivée à la plage située en face de l'hôtel Okoumé Palace, là où le corps du jeune Eric Edou Ebang avait été retrouvé.
Cette marche était conduite par Elvis Ebang Ondo, père de l'une des victimes, Eric Ebang Ondo, et porte-parole des familles des deux enfants assassinés. Les parents qui arboraient pour la circonstance, des tee-shirts frappés aux effigies des deux enfants, ont réclamé des pouvoirs publics la poursuite des enquêtes judiciaires et, l'arrestation de leurs assassins, afin que justice soit faite.
Les marcheurs se sont élevés contre l'impunité, les assassinats crapuleux et lâches dont ont été souvent victimes des Gabonais. Tout comme ils ont dit non à l'insécurité galopante dans notre pays, singulièrement à Libreville. «Nous marchons pour interpeller les pouvoirs publics pour qu'ils en finissent avec l'insécurité devenue grandissante, les assassinats perpétrés ici et là et surtout, l'impunité devenue de plus en plus inquiétante», a indiqué le porte-parole du collectif, Elvis Ebang Ondo.
Deux semaines après ce crime crapuleux de deux mineurs, leurs auteurs courent toujours, et l'enquête piétine, selon les parents, qui ont déposé une plainte contre inconnu, au lendemain de cet assassinat.
Comme nous le rappelions dans une précédente livraison, le 13 février dernier, le double crime des deux jeunes garçons, pose à nouveau le problème de l'insécurité grandissante à Libreville. Ceci, malgré la multiplication des contrôles effectué ces derniers temps par les agents des forces de sécurité et de défense. Tout comme les plages de la capitale sont désormais des lieux à hauts risques.
Au terme de leur marche pacifique le collectif des parents d'Eric Edou Ebang et d'Ibrahim Aboubakar ont dit oui à la sauvegarde, par les plus hautes autorités du pays, des populations en général et de la jeunesse gabonaise en particulier, en vue d'un développement véritable et durable de notre pays. Cette protection des Gabonais et, surtout, des jeunes, permettra de consolider une paix plus significative et pratique et non celle actuelle des slogans, ont-ils conclu.