La décision a été prise mardi dernier à l'issue d'une assemblée générale de leur syndicat.
REUNIS avant-hier en assemblée générale au palais de justice de Libreville, les greffiers regroupés au sein du Syndicat national des greffiers (Synagref), ont reconduit, pour sept jours supplémentaires, leur grève d'avertissement entamée il y a une semaine.
La décision des greffiers, a indiqué le secrétaire général du syndicat, Jean-Pierre Boungoulou, a été motivée par l'apathie et le mutisme de leur tutelle après une semaine d'arrêt de travail. Outre, la reconduction de leur grève d'avertissement pour une semaine, les greffiers ont interpellé le Premier ministre et le chef de l'Etat, sur les effets négatifs qui pourraient découler de la poursuite de leur mouvement en cas de non satisfaction de leurs revendications.
Selon le secrétaire général du Synagref, ces revendications sont : le non versement, depuis plus de trois trimestres, des fonds communs, la non application des instructions du président de la République tendant à la revalorisation de la situation administrative des greffiers, l'achat des costumes d'audience restants, qui devraient suivre la dotation spéciale du chef de l'Etat.
Le Synagref, signataire du protocole d'accord sur la trêve sociale, dénonce également le refus de sa tutelle d'appliquer une clause dudit protocole; qui demande à chaque partenaire, d'ouvrir un dialogue social en cas de conflit. Tout comme ses membres émettent le voeu de voir les diplômes universitaires de certains
d'entre eux avoir la même valeur en équivalence que ceux des autres agents d'autres corps de la justice.
Hier, le sit-in que les greffiers ont voulu observer devant les locaux du ministère de la justice a été empêché par les forces de l'ordre, sans dommages. Par contre, précise M. Boungoulou, certains membres du bureau du Synagref dont lui-même, auraient été brutalisés mardi au palais de justice par quelques-uns de leurs chefs hiérarchiques.
Du côté du ministère de la justice, en l'absence du ministre de tutelle, en mission, aucun responsable compétent en matière de la gestion administrative n'était disposé à répondre à nos questions. Toutefois, le conseiller en communication a indiqué qu'une rencontre est prévue demain, vendredi, entre la garde des Sceaux, ministre de la justice, Honorine Dossou-Naki, et les grévistes.