Une dizaine de véhicules pour accroître les investigations sur le terrain, à l'effet de juguler le grand banditisme, leur ont été remis hier.
LES unités opérationnelles des Forces de police nationale (FPN), celles-là qui vont chaque jour au front, étaient en manque de moyens de locomotion suffisants, à même de leur permettre de mener à bien leurs différentes missions de lutte contre l'insécurité galopante et le banditisme ambiant. Avec la remise hier matin au camp Michel Bigoundou des Forces de police d'intervention (Fopi), d une dizaine de véhicules a ces unités, c'est une partie du problème qui semble avoir trouvé solution.
Aux dires de Pascal-Désiré Missongo, ministre de la Sécurité publique, chargé de l'Immigration, qui a présidé la manifestation, la dotation qu'il allait remettre aux policiers a été rendue possible, sur instructions expresses du président de la République, chef de l'Etat. Elle traduit dans les faits, a-t-il signalé, la volonté du gouvernement de rendre encore plus opérationnelle sa stratégie de lutte implacable contre l'insécurité et la grande criminalité qui sévissent dans notre pays, en mettant à la disposition des FPN, un matériel roulant adapté à l'investigation.
«Cette dotation devra faciliter les actions destinées à l'arrestation et la présentation des criminels devant les tribunaux», a en outre indiqué le ministre de la Sécurité publique. Ce dernier ajoutera que.« comme les équipements qui ont été mis à votre disposition précédemment, celui-ci mérite d être entretenu avec le plus grand soin, afin qu'il vous permette, encore une fois, de réaliser les missions qui vous sont assignées par l'État ».
L'intervenant a, par la suite, insisté sur le fait que ces modestes moyens ne vaudront que par le meilleur usage que les bénéficiaires en feront. Il rappellera que «l'insécurité est une affaire de tout le monde et de chacun d'entre nous, et qu'il nous faut réaliser, ensemble, la police de proximité que nécessitent les aléas actuels de notre quotidien.
Aux officiers généraux et supérieurs, ainsi qu'au personnel des Forces de police nationale, le ministre Missongo a indiqué que l'obligation de mobilisation des moyens à laquelle s'astreignent le chef de l'État et le Premier ministre ne constitue pas une fin en soi. «L'évidence commande que ce paramètre,aussi essentiel soit-il, puisse être complété par une démarche dont la mise en couvre doit pouvoir se démontrer chaque jour et en tous lieux par la réalisation des objectifs dont l'affreuse révélation est exprimée sans fard dans le quotidien des citoyens et dont on ne peut pas dire que l'État n'a jamais été sensible », a-t-il dit en substance.
Pour terminer, il a invité les uns et les autres à une participation citoyenne dansa lutte contre l'insécurité et la criminalité qui vont grandissant dans notre pays.