Le président Omar Bongo Ondimba du Gabon a réuni en urgence vendredi, un conseil de cabinet élargi aux responsables des forces de sécurité face à la recrudescence des crimes dans la capitale gabonaise, a appris la PANA, de source officielle.
«Trop c`est trop!», s`est exclamé le chef de l`Etat à son arrivée jeudi de N`Djamena, au Tchad, où il avait pris part, dans la journée, à un sommet de chefs d`Etat sur la situation au Darfour.
Le chef de l`Etat attend des forces de sécurité gabonaises qu`elles traquent les bandits «jusque dans leur dernier retranchement».
La police judiciaire avait arrêté, en début de semaine, l`auteur du meurtre perpétré le 1er février sur le Dr Loïc Dechazal, médecin-chef de l`hôpital de la Compagnie minière de l`Ogooué (COMILOG) alors qu`il séjournait dans un hôtel à Libreville.
Le meurtrier de nationalité camerounaise, Thomas Nguindjoi-Obame, voisin de chambre du médecin, avait été identifié grâce aux cameras de l`hôtel, puis déferré au parquet mercredi.
Le vendredi 11 Février, un officier de l`armée de terre, Vincent de Paul Nzigou, appartenant au Bataillon de reconnaissance et de combat (BRC), a été abattu pendant qu`il dormait à l`aide d`une arme à feu à son domicile, à 8 kilomètres de Libreville, par deux individus en cagoule. L`enquête suit son cours.
Dans la nuit du mercredi à jeudi, un sous-officier de la garde républicaine, Gustave Ngouénini, est tombé sous les balles de bandits, au quartier «Charbonnages» de Libreville, alors qu`il portait secours à sa soeur agressée par ces malfaiteurs.
Face à la précarité de la vie et au fort taux de chômage, les scènes de violence se multiplient à Libreville où vit près 700.000 habitants.
En 2003 et 2004, des opérations à large échelle des forces de sécurité avaient permis de faire baisser le taux de criminalité au Gabon. Mais les efforts du gouvernement pour enrayer ce fléau ne sont que ponctuels et donc sans efficacité sur le long terme.