Comme à son habitude, la société distributrice n'a jusque-là apporté aucun élément explicatif à ce phénomène qui devient récurrent.
Montagne-Sainte, Vallée Sainte-Marie, Alibandeng, Louis, Derrière la Prison, Owendo... De nombreuses zones d'habitation, tant à Libreville qu'à Owendo, sont à nouveau privées d'eau ou d'électricité depuis quelques jours, sans que parallèlement, la Société d'énergie et d'eau du Gabon (Seeg) ne fournisse la moindre explication liée à cette nouvelle suspension des fournitures de ces d'eux denrées vitales.
Après les coupures intempestives du mois dernier on avait à l'occasion invoqué le tarissement de la Nzémé -, qui avaient déstabilisé l'ensemble des réseaux d'eau et d'électricité de la capitale et ses environs, bis repetita ! Les populations des zones touchées, réparties dans les deux communes les plus proches du Gabon, éprouvent depuis plusieurs jours, et à des degrés divers, les pires difficultés pour s'alimenter en eau et s'éclairer convenablement. On parle, selon les cas, de pénuries qui durent déjà entre une semaine (cas de la cité de l'Office des ports et rades du Gabon (Oprag), au sud de Libreville) pour les uns et trois à ,quatre jours pour les autres.
Du côté de la direction générale de la Seeg, c'est le silence radio. Comme d'habitude, aucun responsable pour donner à la clientèle, la moindre explication sur ces suspensions brusques des deux produits de consommation dont la rupture prolongée affecte indéniablement le vécu quotidien des populations actuellement touchées.
La société distributrice une filiale du groupe français Véolia Water qui a pris la fâcheuse habitude de s'enfermer dans un mutisme de carpe, n'a jusqu'à présent rien dit sur la question. En effet, aucune explication des services compétents (information et relations publiques) n'est venue apaiser la détresse de ces clients qui ne savent plus où donner de la tête.
Interrogés, les clients lésés ont tout de suite objecté qu'en d'autres lieux, et au regard des violations répétées et injustifiées du contrat qui lie le fournisseur aux usagers; la Seeg aurait dû observer une double attitude s'expliquer franchement auprès de sa clientèle des désagréments multiples et variés occasionnés par ses manquements à répétition; à défaut d'indemniser les préjudices moraux et matériels maintes fois subis par les tiers (appareils endommagés, aliments altérés, bouffées de chaleur nocturnes, stress, etc.).
Ce sont à notre sens,quelques mécanismes qui pourraient permettre à la Société d'énergie et d'eau du Gabon, dont le capital confiance ne cesse de chuter, de retrouver une crédibilité qui chaque jour, s'amenuise un peu plus.