Environ 3000 pièces d'arts sont entassées et presque laissées aux oubliettes dans une chambre au Musée national gabonais dont l'exiguïté oblige le gouvernement à construire un Musée digne de ce nom, a constaté Chine Nouvelle jeudi au cours d'une visite guidée.
On compte à peine 270 pièces stockées et présentées sur des rayons pour les besoins du public.
Ces objets d'arts revêtant d'une rareté, d'une richesse historique ou artistique et d'une valeur documentaire très enrichissante , sont masques, reliquaires, instruments de musique, de chasse et de pêche et même outils ayant servi à la métallurgie depuis plusieurs siècles.
Collectées vers les années 60, les pièces sont conservées avec des soins " très approximatifs ", selon les responsables du Musée, à cause de l'étroitesse du milieu et de son emplacement au bord de la mer.
Il y a quelques jours, l'épouse du chef de l'Etat gabonais, M. Edith Lucie Bongo a déclaré, aux médias que " tout le monde est responsable devant l'histoire, pour le manque d'entretien et de considération de ce patrimoine qui devait normalement se transmettre de génération en génération ".
Ce Musée est le fruit d'une convention conclue en 1960 entre le gouvernement gabonais et l'ORSTOM (Office de la recherche scientifique et technique d'outre-mer) de la France, dirigé à l'époque par un ethnomusicologue, Herbert Pepper.
Le 4 octobre 1963, le musée alors installé dans la maison de M. Pepper avait été inauguré pour la première fois par le premier président gabonais, Léon Mba.
En 1967, le même président Léon Mba avait bâptisé ce site " Musée des arts et des traditions", après sa réorganisation avec le concours des techniciens et anthropologues ayant bénéficié du soutien de l'UNESCO.
Pour des raisons de souveraineté, le musée a été nationalisé en 1975 par ordonnance présidentielle pour devenir " Musée national des arts et traditions du Gabon ".
Actuellement on trouve dans ce musée quelques salles d'exposition consacrées à la préhistoire, à l'histoire des technologies anciennes et aux modes de vie des temps anciens.