Face à l'usure prématurée d'un bon nombre d'entre eux, due à une mauvaise utilisation, la Société de valorisation des ordures du Gabon a acquis et mis récemment en service cette quantité de matériel.
LA question récurrente liée à la salubrité dans la ville de Libreville et qui revient continuellement sur toutes les lèvres, est bel et bien une affaire collective. Et non celle de seuls pouvoirs publics : chacun doit constituer le maillon de cette charme qui commande une certaine conduite, relève-t-on dans les milieux avisés.
On ne balance pas des sachets d'ordures à la volée, on les dépose dans le bac conçu pour ne recevoir essentiellement que celles produites par les ménages. Un réflexe que devraient avoir les riverains, dans le souci de maintenir ces gros récipients à l'état de rendre service le plus longtemps possible. Les habitudes ont généralement la peau dure, d'où la nécessité d'un véritable travail de pédagogie, en forme de campagne de sensibilisation.
La mauvaise utilisation justement de ces bacs et bennes a contraint la Société de valorisation des ordures du Gabon (Sovog) à acquérir cinq cents nouveaux bacs d'une contenance de 770 litres, à l'effet de maintenir le rythme de la collecte. Tout en maintenant le cap sur le renouvellement progressif de tout le parc et le renforcement de la containérisation prévue.
L'usure prématurée des bacs et bennes découlant du fait de la présence constante d'objets disparates encombrants qui y sont déversés, à l'instar des carcasses de moteurs, frigos, chaises, fauteuils, pneus, vitres, a rendu la tâche moins aisée, en contribuant à détériorer considérablement le matériel, explique Emmanuel Combat, directeur général adjoint de l'entreprise qui exhorte les usagers a un comportement plus citoyen.
Un système de cartographie numérique, a-t-on annoncé, a été mis en place pour l'optimisation du circuit. Ainsi, une réorganisation du circuit de ramassage s'est imposée, en passant de cinq à sept jours, à raison de deux fois dans la journée, selon une première tranche horaire comprise entre 7 et 15 h et une seconde entre 20 et 5 h du matin.
Par ailleurs, les routes, peu carrossables dans certains coins de la ville, fait-il valoir, ne sont pas du tout étrangères à cette situation. Un état de fait qui, à ses yeux, ralentit le service et par voie de conséquence a conduit, pour obéir à cette exigence, à la mise sur pied d'une nouvelle entreprise, une filiale de la Sovog (Itinéraire services), en partenariat avec la mairie de Libreville, pour l'entretien routier de la voirie communale.
La question de la saturation de la décharge municipale de Mindoibé, une réelle préoccupation, n'a pas fini de brûler les lèvres. Les responsables de Sovog s'accrochent à l'espoir d'un meilleur rendement qui réside dans l'avènement du Centre d'enfouissement technique pour la classification par catégorie d'ordures pour leur traitement.
À l'évidence, les déchets toxiques ne peuvent être traités de la même manière que les autres types d'ordures, a relevé Emmanuel Combat qui a martelé que la Sovog a des obligations et les moyens de les tenir.