Le Conseil national de la communication (CNC) a pris, hier, une mesure dans ce sens.
LA musique et les danses obscènes sont désormais interdites sur les médias dans notre pays. Une mesure dans ce sens a été prise, hier, par le Conseil national de la communication (CNC). Rendue publique à la faveur d'un point de presse, cette décision concerne essentiellement les titres Carolina du Congolais Awilo Logomba, Zizi de l'Ivoirien Didier Bile, Isabelle Sonckon et Kamougné du groupe ivoirien Anti Palu, Attalakouga (La Jet DJ) et la danse Oriengo de notre compatriote YvesAnicet Kassa Nziengui.
Par la même occasion, le CNC a interdit aux entreprises publiques et privées de presse écrite de faire la promotion de ces oeuvres. Tout comme les messages publicitaires attentatoires aux moeurs et valeurs de la culture gabonaise ou contraires aux règles de décence et de morale.
En plus, l'organe régulateur de la communication dans notre pays entend saisir le premier Ministre dans les prochains jours afin d'appeler sa haute attention sur la nécessité de faire aboutir rapidement les projets de texte qu'il lui a transmis depuis le mois de décembre 2004, afin de permettre à l'institution d'être mieux armée contre de tels phénomènes.
Parmi ces projets de texte, figurent le projet de décret portant protection de l'enfance et de l'adolescence, le projet de décret définissant les statuts et règles de déontologie nécessaires à l'exercice de la profession de publicitaire, le projet de décret établissant le cahier des charges des entreprises publiques de communication audiovisuelle ainsi que le projet de décret. fixant les modalités de recouvrement et gestion du produit 'des amendes prononcées par le Conseil national de la communication. A y regarder de près, le phénomène décrié de la musique et des danses obscènes dépasse largement le cadre des médias.
D'où le souhait du CNC de voir être convoquée une table ronde impliquant toutes les parties concernées afin d'approfondir la réflexion en vue d'une stratégie nationale face à ce fléau.
Au cours de sa séance plénière, l'institution que dirige Pierre-Marie Dong s'est penchée sur d'autres questions importantes, telles que l'iniquité dans le traitement de l'information dans les médias publics et privés, le non respect des dispositions du Code de la communication relatives aux quotas des oeuvres gabonaises et africaines devant occuper les grilles des programmes des chaînes de télévision et de radio diffusion, le fonctionnement des médias ainsi que l'organisation de la profession.
S'agissant du premier point, le CNC a rappelé que selon l'article 42 du Code de la communication, on entend par expression de la démocratie l'accès équitable des parus politiques et associations aux médias publics ou privés. De ce fait, l'organe régulateur a exhorté les journalistes à recueillir la réaction d'un camp politique suite à une déclaration ou un acte posé par les acteurs du camp adverse: En somme, Pierre-Marie Dong et ses collaborateurs ont réfuté l'argument de l'inexistence des activités d'un camp pour justifier son absence des programmes et espaces des médias.
Désormais, le CNC entend publier régulièrement un document faisant état de l'occupation de l'espace médiatique par le gouvernement, la majorité et l'opposition.