Une campagne de sensibilisation et d'information sur la gestion des ordures sera bientôt initiée auprès des populations. Après cette opération, des amendes seront infligées à ceux qui confondent encore ordures ménagères et déchets lourds (ordures commerciales et industrielles).
LA mairie de la commune de Libreville, en partenariat avec la Société de valorisation des ordures ménagères au Gabon (Sovog), va bientôt lancer à l'intention des populations, une opération de sensibilisation et d'information en matière de gestion des ordures ménagères, afin de faire de la capitale gabonaise une ville un peu plus propre.
Actuellement, les populations mettent toutes sortes de déchets (ordures ménagères et déchets. lourds) dans les bacs à ordures. Aussi le but de l'opération de la mairie est-il d'amener progressivement les citadins a faire le tri des déchets en ne mettant dans les bacs à ordures que des ordures ménagères et rien d'autre.
En effet, la Sovog a pour tâche de collecter des ordures ménagères dans la commune de Libreville. Son directeur adjoint, Emmanuel Combat, a expliqué que son entreprise, dans sa lutte contre l'insalubrité, rencontre un certain nombre de problèmes, surtout celui des encombrements.
«La population met dans les bacs et bennes d'ordures de Sovog les encombrements, appelés déchets lourds (les carcasses d'électroménagères, ferrailles, pneu, etc.)» a déclaré M. Combat.
Or, précise Emmanuel Combat, dans la convention signée avec la mairie, il n'est pas dit que Sovog doit collecter cette catégorie d'ordures.
«Nous devons seulement collecter les ordures ménagères; et non les ordures commerciales et industrielles. C'est pourquoi il est demandé aux commerçants et opérateurs économiques de prendre conscience du problème de l'insalubrité dans notre capitale», â remarqué le directeur adjoint de Sovog, avant d'inviter ces commerçants et opérateurs économiques à solliciter les sociétés privées chargées de la collecte de ce type d'ordure à (les ordures commerciales et industrielles).
«Nous demandons aux Populations de ne plus verser les ordures lourdes dans les bacs et bennes Sovog, cela nous cause d'énormes problèmes, notamment la détérioration du matériel mis en service», a insisté M. Combat.
Selon le conseiller en communication et porte-parole du maire, Guy-Roger Lendira: «Nous commençons par la phase de sensibilisation et d'information. Après cette étape, nous passerons à la répression en infligeant des amendes aux contrevenants. Le maire de Libreville, André Dieudonné Berre, a donné des instructions fermes aux forces de sécurité de l'Hôtel de ville et à l'inspecteur général municipal pour qu'il ne soit plus question de pardonner aux gens qui veulent nuire aux actions menées dans le sens de la lutte contre l'insalubrité».
«Le problème de propreté à Libreville, ajoute M. Lendira, ne doit pas seulement concerner la mairie et la Sovog, mais tous».