Cet ouvrage, présenté aujourd'hui à l'amphithéâtre Nguembi Mbina de l'UOB, a été publié par Me Atome Ribenga, à la Maison gabonaise du livre, et voudrait amener l'être humain à se découvrir afin de comprendre le rapport qui le lie à l'Éternel.
Me Atome Ribeng a vient de publier, à la Maison gabonaise du livre, un ouvrage intitulé "La tradition bwitiste au Gabon, voie directe de communication avec le divin".
Cet ouvrage est le résultat d'un effort entrepris par Eyene-Abaga, la véritable identité de l'auteur susmentionné, soucieux d'élucider un certain nombre de problèmes qui se posent dans les religions traditionnelles, notamment dans le bwiti et la perception que l'on a d'elle. Toute sa réflexion est une tentative de réponse aux questions "quel sens profond ont nos traditions ? Nos religions ? Notre philosophie de l'être ?".
À l'instar de La tradition primordiale ou sagesse éternelle, présentée par Médard Lwamba, aux éditions Élimac, en 1999, La tradition bwitiste au Gabon, voie directe de communication avec le divin, donne à voir l'aspiration de l'homme à surmonter la misère, de ce monde. Quand ce ne serait que par l'idée et dans la sphère de la connaissance, cette aspiration se fait sentir avec une intensité toujours plus marquée à l'issue des périodes où le monde a, pour ainsi dire, célébré ses triomphes et où les intérêts terrestres ont tout absorbé. Et la question religieuse devient la plus brûlante de toutes quand l'humanité a atteint tout ce qu'elle peut atteindre, en fait de civilisation sur terre, et embrasse d'un coup d'oeil toute la misère lamentable de cette situation.
Dans la confusion générale qui règne aujourd'hui au Gabon, ainsi que l'a dit René Guenon dans sa "Crise du monde moderne" on peut voir dans cet ouvra e un appel à la raison et le 'commencement de la fin", le signe précurseur du moment où,, suivant la tradition primordiale, la tradition bwithste - sadoctrine sacrée- doit être enfermée tout entière dans une conque pour en sortir intacte à l'aube du nouveau monde.
Pour Éyene-Abaga, la tradition n'est, en effet, ni un système, ni une doctrine. Elle est le fil qui relie, siècle après siècle, les vérités reçues de Dieu, destinées aux hommes susceptibles de les interpréter selon le langage de l'époque. L'auteur, pour convaincre lé lecteur, montre comment les doctrinaires se sont toujours avérés redoutables. Comment ils ont toujours considéré chacune des idées reçues par eux comme une vérité sacrée, et se sont toujours sentis portés dès qu'ils ont constitue une majorité, à persécuter leurs contradicteurs tenus pour adversaires, ou à les exterminer. On peut se reporter à la page 81 avec l'histoire des Albigeois.
L'une des pistes qu'ouvre cet ouvrage, est celle de l'étape anthropologique. L'homme doit procéder à une réappropriation de son essence et de ses valeurs. Ainsi, saura-t-il dorénavant que le rapport entre l'homme et Dieu n'est rien d'autre qu'une projection du rapport qui existe entre l'être humain et l'espèce humaine. Son rôle consiste à réaliser, dans sa sphère individuelle, les buts qui sont communs à l'espèce tout entière. Homo homini deus: c'est l'homme et l'homme seul, mais l'homme pris au sens d'un être "générique", c'est-à-dire collectif, qui est un Dieu pour l'homme. Il doit pouvoir développer librement les capacités d'amour que Dieu a mises en lui, d'abord au bénéfice d'autrui, ensuite et surtout au profit de Dieu. C'est dans cet amour que se trouve l'essence m€..te de la connaissance qu'on peut avoir de Dieu.
Il arrive à la démonstration que les religions, les sectes et les traditions rapprochent de Dieu lorsqu'elles enseignent la vérité de l'amour.
Ce livre qui est présenté à l'entrée de l'université, à l'amphithéâtre Nguembi Mbina, à 17 heures, est disponible dans certaines libraires de Libreville, Franceville et Port-Gentil.