Le secrétaire permanent du Conseil national des parcs nationaux, René-Hilaire Adiahénot, s'est réjoui de l'intérêt et de l'admiration suscités à travers le monde par le réseau de parcs nationaux du Gabon, créé en 2002 par le président de la République.
LE réseau de parcs nationaux du Gabon dont la création a été annoncée le 4 septembre 2002 par le président de la République, Omar Bongo Ondimba, lors du Sommet mondial sur le développement durable, continue de susciter intérêt et admiration à travers le monde.
Selon René-Hilaire Adiahénot, secrétaire général adjoint à la présidence de la République et secrétaire permanent du Conseil national des parcs nationaux, des voix autorisées se lèvent pour reconnaître que le classement de 10,6% du territoire national en parcs nationaux, constitue un acte aussi courageux que méritoire au bénéfice de la conservation et des générations futures.
Le secrétaire général adjoint à la présidence de la République a rappelé que le 27 décembre dernier, les participants au Forum économique mondial de Davos (Suisse) ont, procédé à une évaluation de la contribution des Etats au traitement de la problématique environnementale. Donc, au maintien de l'équilibre des écosystèmes et au mieux-être de l'humanité.
Lors de la clôture de l'atelier organisé sur les parcs nationaux, du 25 au 31 décembre ici à Libreville, René-Hilaire Adiahénot avait révélé que "notre pays, sur 146 pays évalués dans le monde en matière de conservation des écosystèmes, a été classé 12e".
Une position qui fait du Gabon le leader africain du point de vue, de la conservation, très loin devant son suivant immédiat, la République centrafricaine, classée au 25e rang mondial.
Avec un score de 61,7 sur 100, notre pays n'est donc devancé que par les Etats sud-américains et scandinaves dont la Finlande qui occupe le premier rang avec 75,1 sur 300.
La performance réalisée par le Gabon est d'autant plus remarquable qu'elle nous positionne devant la Namibie, le Botswana, le Mali, et même le Kenya, la Tanzanie et l'Afrique du Sud, des pays pourtant réputés pour la qualité de leurs aires protégées.
Le plébiscite de notre pays à Davos commande à tous ceux qui sont concernés par la gestion et la conservation des écosystèmes, de réfléchir sur les actions à mener ainsi qu'aux outils de gestion à développer, afin de conserver cette position de leader africain.
Par ailleurs, il convient de signaler que les participants, au terme de dix jours de travaux, sont parvenus à mettre en place un programme des interventions des différents partenaires du réseau gabonais des parcs nationaux, la méthodologie étant fondée, selon René-Hilaire Adiahénot, sur la note stratégique pour la gestion des parcs nationaux, élaborée avec le concours des plusieurs institutions dont le WWF, le WCS et le CI.
Le but de cet exercice est de favoriser les synergies et d'éviter les doublons. Les participants ont donc passé au feigne fin la situation qui prévaut dans les sites, de même qu'ils ont listé les activités déployées l'an dernier, identifie les problèmes rencontrés durant ce travail ainsi que les interventions prévues par les partenaires.
Au-delà du chronogramme d'exécution, l'atelier a permis d'identifier les moyens matériels ainsi que les ressources humaines et financières nécessaires à l'accomplissement de ces tâches.
Pour René-Hilaire Adiahénot, l'efficacité du plan annuel mis en place résidera dans sa capacité à s'imbriquer dans le plan cadre de gestion à 15 ans et dans sa faculté à répondre aux exigences liées à la mise en place d'un mécanisme de financement durable du réseau.