En attendant le coup d'envoi, ce jeudi, de la simulation, les militaires gabonais et marocains procèdent, depuis leur arrivée sur place en début de semaine, à la reconnaissance et aux derniers réglages de l'exercice tactique qui sera suivi, demain, de la phase humanitaire.
LE Haut-Ogooué vit, depuis mardi 8 février 2005, au rythme des manœuvres médico-militaires gabono-marocaines, Moughiama 2005, que cette province abrite cette année.
Un contingent de militaires gabonais et marocains, fort de 600 personnes, a en effet débarqué lundi dernier à Mvengué avant d'être acheminé sur Moanda, Mounana et Bakoumba, théâtre des opérations qui démarrent ce jeudi avec l'exercice tactique. Lequel sera suivi, demain, d'une assistance médicale gratuite aux populations des sites retenus.
Le thème de l'exercice, encore appelé simulation dans le jargon militaire, consiste à faire face à un grave incendie qui a été signalé au coeur d'une décharge de pneus de la région minière de Mounana, précédé par des conflits sociaux opposant travailleurs et patronat d'une société minière.
Les sapeurs-pompiers de la Comilog sont dépêchés sur les lieux pour circonscrire l'incendie et assurer les premiers secours. Ils seront renforcés par des éléments du bataillon des sapeurs-pompiers de Franceville.
Mais le dégagement d'un épais nuage de fumée a provoqué un état de panique parmi la population locale, surtout suite à l'apparition de certains symptômes cutanés de bronchite ainsi que des états de fièvre inexpliqués.
Réalisant la gravité de la situation, les autorités locales alertent rapidement le gouvernement afin d'éviter la propagation de la panique dans la région de Moanda. Une réunion au plus haut sommet de l'État se tient aussitôt pour étudier les mesures à prendre.
Du reste, ce sinistre coïncide avec l'organisation dans la région d'une manoeuvre médico-militaire regroupant le Gabon et le royaume du Maroc. À la demande des autorités gabonaises, le Maroc a décidé de mettre à la disposition de la République gabonaise un hôpital médical chirurgical de campagne (HMCC) en renforcement de l'équipe médicale du service de santé militaire de l'armée gabonaise.
La direction de cet exercice, auquel prennent part toutes les forces de défense de notre pays, est assurée conjointement par le directeur général du service de santé militaire du Gabon, le médecin-général Léon N'zouba et l'inspecteur général du service de santé des forces armées royales du Maroc, le médecin-général inspecteur Idriss Archane Moulay.
Il vise à consolider les relations d'amitié si chaleureuses qui existent entre Libreville et Rabat, à démontrer la capacité opérationnelle des services de santé des deux pays, à contribuer à l'amélioration de la santé des populations dans le cadre du concept « armée-nation », et enfin, à entraîner le personnel aux exercices conjoints de gestion d'un sinistre et d'assistance médicale gratuite aux populations en vue d'acquérir un savoir-faire.