Deux jeunes filles déjà mères et habitant deux quartiers différents de Port-Gentil, la capitale économique du Gabon (Nord-Ouest), ont trouvé la mort à la suite d`un avortement clandestin, a appris la PANA mercredi de source officielle.
Selon une source hospitalière jointe au téléphone, les deux jeunes filles avaient essayé de se débarrasser de leurs grossesses, mais toutes les manoeuvres sont restées vaines.
L`une des jeunes filles, qui avait déjà eu des maternités précoces, laisse trois enfants en bas âge. Elle aurait avalé une mixture que lui avaient conseillée des amies rompues à cette pratique, a rapporté sa soeur, interrogée à l`hôpital.
La seconde jeune fille aurait traîné son mal depuis plusieurs jours après une interruption de grossesse qui a mal tourné sans que ses parents ne s`en aperçoivent et l`avortement a débouché sur des complications. Elle laisse deux garçons de 2 ans et 4 ans.
Selon une étude statistique réalisée au cours du dernier trimestre de l`année 2004 par le ministère gabonais de la Santé, sur 4.073 complications survenues à Libreville au cours de la grossesse, 28,7% provenaient d`avortements clandestins.
De nombreuses femmes y ont recours, généralement pour des raisons économiques car ne disposant pas de revenus suffisants pour élever leur nourrisson après l`accouchement.
La directrice de la Santé maternelle et infantile du Gabon, Mme Patricia Makaya, a indiqué que l`avortement était la première cause de la mortalité maternelle au Gabon en 2001.