[an error occurred while processing this directive]
Pensée du jour 
[an error occurred while processing this directive]
accueil | vote | forums | chatLe BDPiste | répertoires | images | communiqués
ATTENTION - CE SITE EST VIEUX
NOUS AVONS CHANGE DE SITE!!!

NOUS AVONS CHANGE DE SITE EN MAI 2005.
CE SITE EST MAINTENANT UN SITE D'ARCHIVES CONTENANT TOUS NOS ARTICLES
PUBLIES AVANT MAI 2005. POUR ALLER SUR NOTRE NOUVEAU SITE, CLIQUEZ ICI

bdpgabon.org
PRESENTATION
Présentation
Charte BDP
Cellules BDP
Comité directeur
Appel à la nation
Notre pensée
Que dit la presse?
Communiqués
CIGASANA
Le BDPiste
Donations
Gouvernement BDP
Gouvernement PDG
Publications New!
Audios New!
Videos New!
Rejoignez-nous!
Contactez-nous!
Publiez vos analyses!
Archives
Eveille toi Gabon, une aurore se lève.
Encourage l'ardeur qui vibre et nous soulève !
C'est enfin notre essor vers la félicité.

 

 

 

Recherche Actualités:
 
Gabon: L'enfance volée des filles d'Agondjé
Auteur:  AFP  | Date: 20 Novembre 2004  | Réactions ()
Section: Société/Culture  | Source: AFP

Elles s'appellent Martine, Ida ou Mona. Mêmes sourires crispés et mêmes histoires d'enfance volée. Dans le calme du centre d'Agondjé, en lisière de Libreville, ces adolescentes essaient tant bien que mal d'oublier leur vie d'esclaves avant de rentrer dans leur pays.

Martine a seulement 12 ans, mais déjà au fond des yeux la marque des enfants jetés un peu trop vite dans le monde des adultes. Débarquée à la sauvette il y a deux ans sur une plage proche de la capitale gabonaise, elle y a vendu pendant des mois des "médicaments" en bord de route.

"Ici, je ne vais pas à l'école". L'adolescente parle au présent, comme si son cauchemar n'était pas tout à fait terminé. "Je me lève à 5 heures tous les matins pour vendre des médicaments. Je rentre le soir, quand il fait nuit. Avant de me coucher, je dois préparer les infusions pour le lendemain. Je me couche vers 2 heures. Quand je n'ai pas tout vendu, ma tante me tape".

Thérèse, 13 ans, fut elle aussi longtemps abonnée aux mauvais traitements. "Je vendais des tomates mais je devais donner presque tout l'argent à ma tante", raconte la jeune Béninoise. "Et, chaque fois que je ne voulais pas me lever pour aller travailler, elle me bastonnait".

Le directeur du centre d'accueil d'Agondjé a entendu ces récits mille fois. Alors, à chacune de ses pensionnaires arrachées à la rue par un voisin un peu plus soupçonneux que la moyenne ou simplement par la chance, il essaie de rendre un peu de son innocence perdue.

"Nous récupérons des enfants en très mauvais état", avoue Didier Renombo. "Les premiers jours sont difficiles, avec leurs cauchemars, leurs angoisses", dit-il. "Notre objectif consiste à leur rendre leur statut d'enfant".

Réapprendre à jouer, retourner à l'école, le chemin du retour à la normale est tortueux, difficile. D'abord parce que les blessures des enfants sont profondes. Mais aussi parce que le centre d'Agondjé, qui accueille une dizaine de victimes de trafic en plus de sa trentaine de locataires habituels, manque cruellement de ressources.

"Aucun moyen supplémentaire n'a été débloqué pour les enfants victimes de trafic", regrette un agent du ministère des Affaires sociales. "Nous fonctionnons avec les moyens du bord. C'est-à-dire pas grand chose".

Ce quotidien de bouts de chandelles se traduit en carburant qui manque pour emmener les enfants à l'école, en factures de nourriture qu'il faut souvent avancer sur ses deniers personnels, ou encore par les passages trop rares du médecin, une fois par mois seulement, parce qu'il n'est plus payé....

"Ce qui me gêne le plus, c'est que les enfants restent oisifs faute d'argent pour les occuper", soupire cette fonctionnaire. "Pour être franche, on évite même de trop parler du centre d'accueil. Nous manquons tellement de moyens que nous serions incapables d'y accueillir plus d'enfants".

Malgré ce constat, le patron du centre refuse de céder au découragement. "Je sais bien que pour un enfant accueilli, ils sont dix à travailler dans les rues ou derrière les murs des maisons", concède Didier Renombo. "Mais nous donnons au moins à ceux qui passent chez nous quelques armes qui les aideront à se défendre et à repartir du bon pied".

Encore loin de ce nouveau départ, les pensionnaires ne savent jamais combien de temps elles devront patienter à Agondjé avant de rentrer dans leur pays. Quelques semaines parfois, le plus souvent des mois.

Mais elles y font toutes le même rêve. "Retourner à l'école", sourit Mona, une Malienne de 11 ans. "Parce que je ne veux plus jamais travailler dans la rue. Plus jamais".

Discutez dans le forum Société ou laissez un commentaire ()


Bio de AFP: Pas de biographie pour le moment
Réagir ( commentaires postés)
 Envoyez cet article à vos amis!

Copyright©AFP. Tous droits réservés.
 
Récents Articles::GABON::AFRIQUE::MONDE
Gisement de fer de Belinga: Le consortium est constitué
1.520.000 Gabonais recensés à la veille des élections: Sommes-nous envahis ?
Gabon : Suspension de la perception de la taxe aéroportuaire et portuaire
Togo: les quatre candidats à la présidentielle
Economie africaine: La France pilote et défend la zone franc
Le Nigeria envisage un organisme régional pour protéger le Golfe de Guinée pétrolifère
Le président Bongo Ondimba veut sauver Air Gabon
"Il faut sauver Air Gabon"
Conseil des ministres du jeudi 7 avril 2005: Communiqué final
Gabon-FMI: Félicitations et encouragements à notre pays pour les réformes entreprises
Sur la Nationale 1: Quatre morts et sept blessés graves
Pour échapper à la justice, l'assassin de Mandji se donne la mort
Les basketteuses du Gabon en regroupement pour préparer la 19ème CAN féminine
Un concubin jaloux tue sa compagne à Kafélé
Réel espoir pour juguler la crise de l'habitat

Lire aussi dans les rubriques: Economie | Politique | Santé | Science/Tech Société | Rumeurs | Divers | Loisirs | Médias | Education | Sports | Afrique BDP Annonces | Communiqués | Monde
 
DOSSIERS
Rapports
Révelations
ACTUS BDP
Analyses BDP
Discours

Communiqués BDP@Médias
DOCUMENTS
Conventions France-Gabon
RUBRIQUES
Economie
Politique
Santé
Science/Tech
Société
Rumeurs
Divers
Loisirs
Médias
Education
Sports
Afrique
Communiqués
Monde
ACTIVISME
Poésie liberté

 


BDP-Gabon Nouveau©1998-2007