Au lieu des timbres municipaux, l'imprimeur a livré plutôt des timbres fiscaux dans le stock arrivé samedi dernier.
Les usagers de la commune de Libreville doivent encore prendre leur mal en patience, en vue de la légalisation de leurs actes d'état civil. En effet, la pénurie des timbres municipaux n'est pas près de connaître son épilogue, au regard de la confusion qui règne entre l'imprimeur, basé en France, et son client, la mairie de Libreville. Car le stock qui devait être livré le 9 novembre 2004, comme initialement annoncé par l'Hôtel de ville ne l'a pas été finalement. Ce sont plutôt des timbres fiscaux qui ont été expédiés, "par erreur", par l'imprimeur.
C'est ce qui ressort, en tout cas du point de presse donné hier par le conseiller en communication du maire de la commune de Libreville, Guy Roger Ombanda Lendira. À l'écouter en effet, une livraison partielle, en attendant la totalité du stock commandé et attendue pour la fin du mois en cours, est arrivée samedi dernier. Malheureusement, en ouvrant les colis, la trésorerie provinciale et la mairie de Libreville ont été "surprises" de constater que les timbres expédiés par l'imprimeur n'étaient pas ceux attendus. Ce dernier ayant "par erreur" envoyé des timbres fiscaux des domaines en lieu et place des timbres municipaux.
Il faut rappeler qu'à la suite de la dernière situation de pénurie qui avait prévalu en avril dernier, et après une correspondance de protestation, une garantie avait été donnée à la commune de Libreville par l'imprimeur que pareille situation ne se reproduirait plus. C'est à l'issue de cette assurance que la mairie de Libreville avait refait une commande ferme de 405 mille timbres à ladite société le 12 août 2004, avec un paiement effectif des valeurs.
Malheureusement, les seuls timbres arrivés sont ceux de 200 et 500 frs cfa et qui concernent les droits de place des marchés. Pas un seul timbre municipal pour la légalisation des actes d'état civil na été livré par l'imprimeur.
Suite à ce constat, la mairie de Libreville a renvoyé le 8 novembre 2004, par courrier express, une partie du colis, notamment les timbres fiscaux à l'imprimeur, afin qu'ils soient remplacés par les timbres municipaux à renvoyer rapidement à Libreville.
Ce nouveau désagrément vient confirmer la détermination de la commune de Libreville à prendre attache avec une société britannique spécialisée dans l'impression de ces valeurs, afin de signer un contrat pour la fourniture des timbres, et de prévenir ainsi toute pénurie à l'avenir.
A noter qu'une délégation des responsables de cette société britannique est attendue dans les prochains jours à Libreville pour finaliser cet accord. Cependant, pour éviter des longues files d'attente aux guichets de la mairie de Libreville, qui délivrent les quittances aux usagers, les responsables municipaux ont pris des dispositions nécessaires en renforçant les équipes.