Le gros du matériel et des engins qu'attendait "Itinéraire service" qui a signé une convention avec la mairie de Libreville pour le bouchage des crevasses qui jalonnent les voies intra-muros relevant de la municipalité a été débarqué au port d'Owendo.
COMME des fleurs de saison, des nids de poule ont refait leur apparition un peu partout sur les tronçons routiers de la capitale. Ce qui rend moins fluide la circulation des véhicules. Et des automobilistes à l'abordage cillent comme devant un interdit, et il faut savoir bien manoeuvrer, si l'on ne veut pas casser ses amortisseurs.
La convention signée, il y a six mois, entre la mairie de Libreville et l'entreprise Itinéraire service, une société de droit gabonais, va devoir passer à sa phase exécutoire. Laurent Traoré Mantion, le directeur général de cette structure, engagée à rendre des voies plus carrossables, se voulait rassurant; lors de la présentation la semaine écoulée du lot de matériel et engins des travaux publics, en cours de livraison, acquis par sa société pour les besoins de cette besogne. Une bonne partie est déjà à la base de cette entreprise, qui jouxte les installations de Sovog.
Seules les voies intra-muros relevant de la compétence de la municipalité seront prises en compte dans le cadre de ce projet. L'ambition n'est pas de créer de nouvelles routes, a avisé le patron de Itinéraire service, qui a indiqué que le retard à l'allumage accusé pour le démarrage des travaux - ce qui est indépendant de la volonté de cette société - est dû, selon lui, à l'inertie de l'administration.
On en était (encore) à attendre la validation (en cours) de l'ensemble des dossiers auxquels se rattache ce projet, assortis de toute la couverture juridique. Ceci explique très certainement cela c'est-à-dire le fait de n'avoir pas encore exécuté ce qui devrait l'être.
Tout bien considéré, à en croire le directeur technique, Jean-Yves Cartet, toutes les dispositions sont prises - le réseau routier circonscrit - en vue de gagner le pari en se montrant à la hauteur de la tâche. L'objectif pour cette entreprise, précise-t-on, est exclusivement de boucher les trous, sans autre prétention, notamment celle de stopper leur (ré)apparition, d'autant que le développement des crevasses est plutôt tributaire de certains, facteurs que l'homme ne peut maîtriser.