Le sommet du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'Union africaine (UA) tenu à Libreville le 10 janvier dernier a provoqué une surconsommation d'eau courante et une pénurie d'eau dans la capitale gabonaise, a affirmé dimanche le directeur général de la Société d'énergie et d'eau du Gabon (SEEG) André Paul-Apandina.
"Nous avons reçu une réunion importante des chefs d'Etat et toutes leurs délégations qui sont arrivées a Gabon. La présence de tout ce monde à créé ... des perturbations au niveau de la consommation", a déclaré M. Paul-Apandina à la presse locale.
Les niveaux d'eau ont baissé dans les chateaux d'eau pendant cette période de très forte consommation, a-t-il précisé.
Libreville compte environ 600 000 habitants. La capitale gabonaise est actuellement en période de petite saison sèche caractérisée par une réduction de la pluviométrie.
L'étiage de la Nzeme (40 Km au Sud-Est de Libreville), rivière dans laquelle la SEEG dispose d'une station de pompage d'eau qui ravitaille Libreville, justifie d'autres part la baisse du niveau d'eau dans ses réserves, a ajouté M. Paul-Apandina.
Pour juguler la pénurie, la SEEG procède à des opérations de délestage. Plusieurs quartiers et arrondissements sont privés d'eau courante pendant 24 heures et lorsque le courant d'eau est rétablie c'est une durée de deux à trois du temps seulement.
M. Paul-Apandina a promis un rapide rétablissement de la situation en fournissant les 100 m3 de consommation journalière des librevillois.
Au Gabon, le monopole de la distribution de l'eau et de l'électricité est détenu pour 20 ans par la SEEG. Cette ancienne société publique a été privatisée le 1er juillet 1997.