Ces derniers, à la faveur d'une déclaration faite la semaine dernière à Libreville, ont dénoncé l'incompréhension qui semble s'être installée entre eux et le député Joachim Bilé bi Allogo au sujet des projets à réaliser au profit de leur département.
LES ressortissants du Haut-Ntem résidant à Libreville, réunis la semaine dernière à l'hôtel Rapotchombo, ont dénoncé la façon dont les fêtes tournantes risquent d'être gérées dans le département sus-indiqué. A l'origine de leur réaction, des incompréhensions qui semblent s'être installées entre eux et le député Joachim Bilé bi Allogo au sujet des projets à réaliser au profit de leur localité.
Selon le porte-parole de ce collectif, Albert Nna Azélé, il est notamment reproché à M. Bilé bi Allogo de s'être autoproclamé président de la Commission départementales des fêtes tournantes et de s'arroger le droit d'arrêter, de son seul chef, les projets qui devraient être réalisés au profit du département dans le cadre des festivités du 17 août 2005 que la province du Woleu-Ntem devra abriter conjointement avec l'Ogooué-Maritime.
M. Nna Azélé a indiqué que plusieurs initiatives visant à mettre en place la commission départementale, qui devait, par la suite, élaborer les différents projets, ont été prises. Mais, «contre toute attente, malgré les propositions qui ont été faites par les élus locaux et la société civile minvouloise, l'honorable Bilié bi Allogo, agissant comme dans la cour du roi Pétaud, s'est autoproclamé président de la commission départementales des fêtes tournantes», a-t-il dit; Ajoutant que «ce comportement désinvolte et antidémocratique s'illustre par la présentation des projets dans le Quotidien national "L'Union Plus" du 06 décembre 2004. Projets émanant de sa propre initiative et qui ne cadrent aucunement avec les aspirations des populations de Minvoul».
Pour le porte-parole du collectif, les fêtes tournantes constituent la seule et unique occasion offerte par le président de la République, Omar Bongo Ondimba, dans sa politique de refondation et de développement économique et social du pays, en général, et du Haut-Ntem en particulier. Aussi, a-t-il tenu à porter à la connaissance du chef de Etat et du vice-Premier ministre Emmanuel Ondo Méthogo, président national de la Commission du 17 août, au nom de l'ensemble des ressortissants du Haut-Ntem, les "aspirations réelles" de ces populations.
Aspirations qui, a-t-il dit, sont résumées, par ordre de priorité, dans les projets ci-après: extension d'adduction d'eau et d'électricité (une étude chiffrée a même déjà été réalisée et n'attend plus que d'être prise en compte), les routes, achat d'engins pour l'entretien des voiries urbaines, restauration de l'hôpital départemental, construction de la mairie et du Conseil départemental, construction des bâtiments administratifs, y compris la gendarmerie, du CES catholique, achèvement des travaux du CES public, réfection du stade communal, construction de la tribune officielle et d'une salle des fêtes.
Devant les incompréhensions nées de cette situation, les ressortissants du Haut-Ntem résidant à Libreville en appellent donc à l'arbitrage du président de la République, Omar Bongo Ondimba, initiateur des fêtes tournantes, pour un règlement amiable de ce bras de fer qui risque de les opposer au député mis en cause. Dans cette perspective, ils souhaitent que les deux parties s'asseyent autour d'une table pour dégager ensemble les priorités de leur localité.
En attendant ce tour de table qu'ils espèrent urgent, ils ont pris l'engagement d'adresser une correspondance détaillée au président de la République pour lui expliquer le bien-fondé de leur action.