POUR tous ceux qui empruntent les différentes artères de la capitale gabonaise, il est devenu impossible de circuler sans voir un véhicule tomber dans un trou, si ce n'est pas un cratère. Des nids de poule, il y en a à nouveau à Libreville, et cela dans quasiment tous les quartiers de la capitale.
En effet, les voiries urbaines de Libreville connaissent une dégradation avancée. Une situation qui constitue, et personne ne l1ignore, un véritable danger, aussi bien pour les automobilistes que pour les passagers.
Le cas de la Voie expresse, par exemple, est le plus patent. Malgré les o rations de réhabilitation de couche de roulement effectuées sur cette voie à grande circulation par les entreprises du secteur des Travaux publics, les trous ne tardent pas à se renouveler.
Les automobilistes sont donc contraints de zigzaguer sur la route pour éviter d'endommager leurs engins. Situation identique dans la zone industrielle d'Oloumi, notamment sur la voie menant à la direction générale de l'Emi-Immigration, où les usagers éprouvent d'énormes difficultés pour partir d'un point à un autre.
Dans cette zone, il est quasiment impossible de circuler lorsqu'il a plu, à pieds ou en voiture, à cause des eaux qui débordent jusque sur les trottoirs. Piétons et automobilistes se disputent régulièrement le passage.
Les chaussées dégradées sont visible partout dans la ville. Nzeng-Ayong (même l'axe menait au PK 8, récemment bitume, n'écharpe pas à cette dégradation Petit Paris, Alibadeng, la Nationale 1, ... sont tous parsemés de nids de poules qui se transforment, au fil des mois et de la densité pluviométrique, en véritables pièges pour les automobilistes.
Devant cette situation, qu'est-ce qui est fait ou prévu par les pouvoirs publics et jusqu'à quand doit-on continuer à circuler sur des voiries en aussi mauvais état ?
Afin d'obtenir une réponse à cette interrogation, nous nous sommes rapprochés de l'Hôtel de ville. Où le premier adjoint au maire, chargé de la coordination de l'action municipale, Jean-Baptiste Obame Mba, a indiqué que son institution «connaît de grands problèmes dans ce domaine». Avant de préciser : «Depuis que l'Etat, par le canal des travaux publics, a rétrocédé certaines voiries à la mairie de Libreville, nous n'avons pas des moyens pour répondre à ce besoin», a regretté Jean-Baptiste Obame Mba, qui a ajouté que les Travaux publics ont au moins le Fonds d'entretien routier.
Toutefois, a-t-il dit, la mairie centrale a signé une convention avec Etineris service, une entreprise spécialisée dans le domaine des routes. C'est cette société qui s'occupera des voiries urbaines, en bouchant tous les trous, de telle sorte qu'elles soient circulables en toutes saisons.
Seulement, jusqu'à ce jour, l'entreprise Etineris service n'a pas encore commencé l'exécution de sa mission, attendant le matériel approprié qu'elle aurait commandé à cet effet. Ce qui fait qu'on devra encore supporter les désagréments des routes défoncées.
Dans ce cas, on s'interroge sur les raisons ayant conduit la mairie de Libreville à signer une convention d'entretien routier avec une entité ne disposant pas d'équipements adéquats. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il y a quand même un problème dans le choix des entreprises auxquelles on confie le marché des voiries urbaines.
En effet, les Librevillois, voire tous les Gabonais, ont constaté que les travaux de réhabilitation qui sont effectués sur nos routes ne durent que le temps du passage de l'entreprise ayant exécuté cette tâche. Le cas de la bretelle reliant le carrefour de l'ex-Sobraga au Boulevard triomphal est à cet égard très parant.
De nombreux riverains se demandent également si des contrôles sont effectués par les techniciens des Travaux publics pour juger de la qualité du travail réalisé.
Le ministère des Travaux publics, où nous nous sommes rendus, personne ne nous a, malheureusement, donné aucune information sur ce problème de voiries urbaines. Incompréhensible mutisme ou "black-out" inquiétant ? C'est selon !