Vendredi dernier, les politiques et autres cadres originaires de la neuvième province du Gabon ont eu une rencontre d'information à la Chambre de commerce de Libreville. Laquelle a également permis au vice-Premier ministre, Emmanuel Ondo Methogo d'exhorter les uns et les autres à se serrer les coudes pour la réussite de la fête de l'Indépendance à Oyem.
DEPUIS l'annonce du déroulement des fêtes du 17 août 2005 dans le Woleu-Ntem, concomitamment avec l'.Ogooué-Maritime, les responsables politiques de la province septentrionale ne cessent de multiplier les rencontres d'information avec les hommes politiques, les cadres et les populations du cru.
Et c'est pour garder cette dynamique que vendredi dernier, à la Chambre de commerce de Libreville, le vice-Premier ministre, ministre dé l'Aménagement du territoire, Emmannuel Ondo Méthogo, s'est retrouvé avec un nombre considérable de Woleûtémois pour faire le point des avancées depuis fa dernière rencontre et leur livrer par la même occasion un certain nombre d'informations en ce qui concerne, notamment, les délais de dépôt au Comité provincial des différents projets d'investissements.
Les dossiers relatifs aux choix des projets doivent être préalablement adoptés par le Comité provincial. Lequel va les soumettre au Comité technique, qui à son tour, va les transmettre au Comité directeur, présidé par le chef de l'Etat, qui se prononcera en dernier ressort. Déjà, il est prévu une réunion le 15 novembre 2004 pour l'approbation du cahier de charges, avant l'appel d'offres et la signature des marchés entre le gouvernement et les sociétés adjudicataires.
Au regard du temps relativement court, Ondo Méthogo demande aux responsables départementaux de déposer les propositions des projets au Comité provincial, au plus tard le 25 octobre 2004. Si le calendrier établi par le gouvernement est respecté, le lancement officiel des travaux s'effectuera le 25 ou le 26 janvier prochain. «Il faut travailler vite et bien pour le respect du calendrier», a dit le vice-Premier ministre à l'assistance. Tout en assurant l'ensemble des Woleuntémois de ce que l'argent des fêtes ne sera pas remis à quiconque. Celui-ci restera au Trésor public jusqu'à son épuisement, et son utilisation se fera en respectant l'orthodoxie qui préside aux opérations de cette nature. Ceci pour couper court à toutes les inquiétudes, justifiées ou non, des nordistes qui s'appuient sur les expériences peu reluisantes des autres provinces qui ont déjà eu à accueillir ces fêtes tournantes.
C'est d'ailleurs pourquoi certains participants ont proposé que le Conseil municipal, qui connaît mieux les besoins des populations, joue un rôle prépondérant dans le choix des investissements à réaliser. Parce que, de leur point de vue, le gouvernement met davantage accent sur les investissements de souveraineté, alors que les populations attendent, elles plutôt, des réalisations de type social.
Des intérêts au demeurant divergents qui ont conduit le vice-Premier ministre à recentrer le débat en rappelant aux uns et aux autres que les fêtes tournantes sont d'abord et avant tout un projet du gouvernement et que c'est a lui seul que revient la responsabilité d'entériner les propositions quelles qu'elles soient.
Cette rencontre qui s'est déroulée en présence des ministres Daniel Ona Ondo (Postes et Télécommunications) et François Engongah Owono (Education nationale) a également permis au membre du gouvernement de rassurer tous ceux qui se montraient jusque-là dubitatifs sur le partage de l'enveloppe dévolue aux festivités, qu'aucun département, parmi les cinq que compte la province, ne sera exclu des retombées des fêtes. À partir de ce moment-là, chaque département est appelé à recevoir une enveloppe substantielle pouvant lui permettre au moins de réaliser un certain nombre d'infrastructures pour son développement.
Toutefois, les festivités ayant lieu à Oyem, Ondo Méthogo a fait savoir à tout un chacun que les efforts seront avant tout consentis dans la capitale provinciale, tant sur le plan infrastructurel qu'organisationnel.