Le chef de l'Etat gabonais, Omar Bongo, a employé un ton très ferme concernant les grèves qui touchent de nombreux secteurs du Gabon et le "sabotage", le 15 février, des lignes téléphoniques internationales, mettant en cause une partie de l'opposition.
"Le temps de l'amusement et de l'impunité a assez duré", a martelé le président, cité lundi par le quotidien gouvernemental L'Union, rapportant des déclarations faite à la presse nationale à son arrivée à Libreville, en provenance de Paris, samedi.
Attribuant la coupure, le 15 février pendant plusieurs heures, des lignes téléphoniques internationales à un "acte de sabotage, le président a dénoncé des ramifications entre les auteurs de ce "crime contre la Nation" et "certains responsables politiques qui ont prôné le boycott des élections législatives (de décembre) 2001".
Ces responsables (une dizaines de petits partis d'opposition, emmenés par le président de l'Union du peuple gabonais (UPG), l'opposant radical Pierre Mamboundou, ndlr), que le chef de l'Etat a accusé d'inciter "les gens à faire des grèves sauvages (...) devront répondre de leurs actes", a averti le président.
Il a d'autre part estimé que la lutte contre la pauvreté passait non par des distributions de produits de première nécessité, mais "par le travail", selon l'Union.
Le Gabon fait face depuis plusieurs mois à des mouvements de grève à répétition dans différentes administrations et services publics.
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