Samedi le président de la République, chef suprême des Armées, a personnellement présidé la cérémonie de prise de commandement de la haute hiérarchie à la gendarmerie nationale et au sein des forces armées gabonaises, marquant ainsi son intérêt pour le pour le processus d'édification d'une armée opérationnelle et républicaine.
LA détermination du ministre de la Défense nationale, Ali Bongo, à doter notre pays d'une armée en OR, c'est-à-dire, opérationnelle et républicaine, se manifeste chaque jour par des actions initiées en vue d'atteindre cet objectif majeur pour le Gabon.
Samedi matin, le président de la République, Omar Bongo, en sa qualité de chef suprême des Armées, a apporté son appui à la réforme des Forces de défense en présidant personnellement la cérémonie de prise de commandement à la gendarmerie nationale et dans les Forces armées gabonaises, deux corps placés au cœur de la nouvelle approche mise en place depuis trois ans par le gouvernement.
Ce fut à l'occasion de deux manifestations organisées tour à tour au stade du camp Gros-Bouquet et à la base aérienne 01 de Libreville, au cours desquelles les gendarmes de la République d'une part, les officiers mariniers, sous-officiers et militaires du rang des Forces armées, d'autre part, ont perçu dans la présence du président Omar Bongo, le signe de l'intérêt marqué par le chef sur, des armées pour les forces de défense nationale.
Le nouveau "Com'chef" de la gendarmerie nationale, le général d'armée Honoré Olery a succédé au général d'armée, Jean-Pierre Doumbénény. Ce dernier resté en poste pendant huit ans, occupera désormais les fonctions d'Inspecteur général de la gendarmerie nationale.
Quant au nouveau chef d'état-major des Forces armées gabonaises, le général d'armée jean Ntori Longho, il remplace le général d'armée Augustin Anguilé qui, après cinq années devient Inspecteur général de ce corps d'armée.
COMPORTEMENTS INADMISSIBLES
Il a insisté sur les notions premières de fermeté et de rigueur qui doivent guider tout commandement, en attirant l'attention du nouveau Com-chef sur l'indispensable nettoyage des "écuries d'Augias".
En ce sens qu'à la suite des plaintes formulées par les populations sur le comportement de certains gendarmes, taxés à tort ou à raison d'abus d'autorité, de laxisme et même de procéder à des rackets, le ministre de la Défense estime que ces comportements inadmissibles ne sauraient être plus longtemps tolérés.
Toutefois conscient des problèmes qui se posent à la gendarmerie nationale, le ministre Ali Bongo a assuré le promu de l'attention constante du gouvernement qui a consenti depuis 3 ans a son département ministériel d'importants moyens visant à améliorer les conditions de vie et de travail de tous les personnels.
C'est à ce titre que ce corps a bénéficié d'une dotation de 81 véhicules, de la contraction de 30 logements pour cadres et 4 dortoirs pour les élèves gendarmes qui restent à équiper avant d'être livrés très prochainement. Un effort a été fait cette année pour pallier les insuffisance et le sous-effectif en personnel par rapport aux missions assignées à la gendarmerie avec l'octroi de 300 postes budgétaires au cours de l'exercice 2002.
Même son de cloche à la base aérienne 01 de Libreville qui a servi de cadre à la seconde passation de commandement. Là-bas aussi, le ministre de la Défense a non seulement insisté sur l'importance du commandement des Forces armée, confié au général de corps d'armée Ntori Longho. Mais, il a tenu manifestement à inscrire ce passage de témoin sous le sceau de l'action.
MISAB
C'est l'une des raisons qui l'ont conduit à interpeller le général Ntori Longho sur les attentes qui sont celles des Gabonais, désireux d'avoir une armée bien instruite, disponible et disciplinée. En un mot, une armée opérationnelle. Et de rappeler l'importance du soutien du gouvernement dans la réussite de cette mission, un soutien qui demeure constant au regard du programme d'équipements et de réhabilitation des infrastructures en cours depuis 2001.
Justement dans le cadre du renforcement des capacités décliné à travers le concept d'une armée en OR , le patron de la Défense a rappelé les actions fortes dejà initiées par le gouvernement en direction de ce corps d'élite. Pêle-mêle, il a cité la livraison de 51 véhicules de gamme tactique au plan des infrastructures, la trentaine de logements construits; la remise en état progressive de vol de la flotte de transport au niveau de l'armée de l'air, avec une capacité opérationnelle de l'aviation légère des armées atteignant 70%, ainsi que la réfection en cours du coté de la Marine nationale de certains bâtiments pour la sécurité des façades maritimes.
Au-delà, connaissant parfaitement les préoccupations des militaires des Forces armées, le ministre de la Défense nationale a évoqué la question de la gestion des personnels, en demandant au nouveau chef d'état-major général des FAG, de mettre un accent particulier sur la gestion saine et rationnelle des effectifs afin d'aboutir à des plans de carrière pour les deux catégories que sont les officiers et les sous-officiers.
En revanche, il a stigmatisé le manque de discipline observé à travers des comportements non exemplaires de nombre d'éléments de ce corps. Le ministre Ali Bongo, a de ce fait attiré l'attention du général Ntori-Longho qui a eu à diriger la MISAB, sur le fait que malgré le nombre d'années écoulées, des tracts émanant d'anciens militaires de cette mission envoyée en République centrafricaine réclament encore des indemnités devant leur être versées.
Le ministre de la Défense s'est voulu clair, et ferme "Le gouvernement de la République en son temps s'était, acquitté de ce dû. De même, qu'il eut sur les instructions du président de la République, a récompenser ces soldats qui ont honorablement représenté notre pays. Je demande donc qu'il soit mis fin immédiatement à ces procédures d'une époque révolue", a martelé le ministre Ai Bongo.
• Action, par rapport aux actions concrets posées par son département en vue du renforcement des capacités, mais aussi par rapport à la dynamique qu'il entend voir impulser par le nouveau chef d'état-major général des FAG.• Au camp Gros-Bouquet, qui abrite le commandement de la gendarmerie nationale, le ministre de la Défense nationale a rappelé le contexte d'insécurité grandissante que connaissent actuellement les villes et campagnes du pays, qui suscite la peur dans la population et un besoin d'assurance et de sécurité. Aussi, a-t-il demandé au général Oléry, de tout mettre, en oeuvre pour répondre aux attentes du président de la République qui a porté son choix sur sa personne.