Cet organisme public en création est appelé à assurer davantage de sûreté aux personnes et aux biens, en vue de parer à toute éventuelle action déstabilisatrice dans et en dehors du périmètre aéroportuaire.
LE constat est grave et amer : notre système de sûreté présente depuis bien des années, une multitude de dysfonctionnements. Notamment au niveau des aéroports. Cet état de faits, dressé par des missions d'audits et par la population utilisatrice dans son ensemble, a conduit dernièrement le ministère des Transports et de l'Aviation civile à élaborer un Programme national de sûreté et facilité (PNSF) de l'aviation civile, adopté par décret présidentiel en date du 22 janvier 2002.
Les événements dramatiques survenus aux Etats-Unis le 11 septembre 2001 et la réflexion qui a suivi, ont entraîné selon les techniciens du ministère de l'Aviation civile, le renforcement des normes et pratiques recommandées par l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI).
Pour parer donc à toute éventualité, il était devenu nécessaire, sinon urgent de revoir en profondeur, les structures qui sous-tendent notre système de sûreté. La formation des hommes et l'acquisition des équipements et de structures plus efficaces deviennent alors des impératifs face aux nouvelles formes de menaces.
Le projet de loi initié par Mme Paulette Missambo et ses collaborateurs trouve ainsi sa signification. Selon les explications recueillies sur place, la Haute autorité de la sûreté et de la facilité de l'aéroport international Léon Mba est chargée de la mise en oeuvre et de la coordination des activités et mesures de sûreté de l'aviation civile dans l'enceinte et le périmètre aéroportuaires de la piste d'atterrissage de Libreville, conformément aux dispositions du PNSF.
Devant ce texte, les députés ne se sont pas empêchés de réagir, posant à loisir des questions souvent pertinentes, comme . "pourquoi n'avoir retenu que le seul aéroport de Libreville, alors que ceux de l'intérieur du pays revêtent le même caractère stratégique ?" ou "quel est le budget de la Haute autorité ?"
Alexis Boutamba-Mbina, élu de la Nyanga, est allé jusqu'à affirmer que la haute autorité ferait peur aux hommes d'affaires, du fait qu'elle constituerait une difficulté supplémentaire pour entrer et sortir de notre pays.
"Rien de tout cela", répondra Paulette Missambo pour qui, la Haute autorité de sûreté et de facilité de l'aéroport international Léon Mba n'est rien d'autre qu'un mécanisme fluide visant à renforcer la sécurité du plus grand aéroport du Gabon, tout en facilitant sa fréquentation aux touristes et hommes d'affaires étrangers.
"Cette nouvelle vision des choses, assure-t-elle, vise à contribuer au développement de l'aviation dans notre pays qui sera bientôt érigé en haute connections, c'est-à-dire une espèce de grand carrefour qui mène vers les quatre coins de la planète Seulement, rappellera Paulette Missambo, pour y arriver, il faudra d'abord remplir les conditions édictées par l'OACI.
Quid des chevauchements qui pourraient intervenir entre les différents organes de gestion qui existent déjà au niveau de l'aéroport international de Libreville ? A ce sujet, l'intervenante a rassuré tout le monde sur le fait que ce type de désagrément ne saurait survenir parce que toutes les dispositions ont été prises. Chacun des éléments du puzzle étant appelé à jouer un rôle bien déterminé par les textes en vigueur.