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Scandale et décrépitude à Washington: Une ambassade du Gabon à l'image du pays.
Auteur:  BDP Presse  | Date: 10 Mars 2003  | Réactions ()
Section: Société/Culture

La malédiction bongoïste

Il suffit de passer devant l'ambassade du Gabon à Washington pour se rendre compte de l'état de délabrement
Ambassade du Gabon à Washington: un chantier vieux de plus de d'une année.

et de décrépitude généralisée qui frappe le Gabon comme une malédiction depuis maintenant 35 ans. 

En effet, à l'image même du pays qui, sous le régime incompétent d'Omar Bongo, croupit dans la misère et le sous-développement, l'ambassade du Gabon est en état de décrépitude avancée. Entourée de détritus, et sans aucune pancarte indiquant que c’est là une ambassade, l’immeuble dont les travaux de réfection n’ont jamais été achevés, est un vrai trou à rats.

Ceci est d’autant plus surprenant que l’ambassade du Gabon à Washington est située dans la capitale du pays le plus puissant du monde, ce qui aurait dû demander un effort au moins    au niveau de l’image d’un pays comme le Gabon.
 
Ambassade du Burkina à Washington: des efforts louables

En passant devant l'ambassade du Gabon, on croirait passer devant la représentation d'un pays pauvre comme le Burkina Faso. Mais bizarrement, et contrairement au Gabon, ce sont des pays pauvres comme le Burkina Faso  qui ont des ambassades à Washington qui prêtent à rêver, pour ne rien dire du petit « palais » qui abrite l’ambassade du Cameroun, qui donne-là un véritable exemple de sérieux. Ceci alors que le revenu par habitant du Gabon (5500 dollars) est 5 fois supérieur à celui du Burkina Faso (1040 dollars), 3,2 fois supérieur à celui du Cameroun (1700 dollars), 3,5 fois supérieur à celui de la Côte d'Ivoire, et dépasse même celui de la Chine (4300 dollars) ou de l'Inde (2500 dollars). C’est donc dire ici que l’état de décrépitude de l’ambassade du Gabon à Washington correspond exactement à l’état de ruine généralisée dans lequel le régime Bongo a conduit notre pays. Le régime dit ne plus avoir assez d’argent pour s’occuper de maintenir ses structures à l'intérieur du pays comme à l’étranger.

 
Ambassade du Cameroun à Washington: un vrai palais digne d'un pays qui se respecte

Mais, paradoxalement, Omar Bongo trouve assez d'argent à donner aux putes américaines, comme ces fameux 200.000 dollars qu’il balança à une prostituée lors de son dernier voyage à New York.

Fausses factures à l'ambassade?

La vérité, cependant, est qu'il ne manque pas d'argent au Gabon. L'état de décrépitude de l'ambassade du Gabon à Washington résulte, non pas d'un manque d'argent, mais plutôt d'un apparent détournement de fonds qui montre bien à quel point la pratique du détournement est devenue courante au Gabon. De la tête de l'état où Omar Bongo lui-même se sert directement dans les caisses du trésor public, jusqu'aux ambassades du Gabon à l'étranger, le vol en toute impunité et la corruption sont devenues la culture de référence, car ce sont là des pratiques qu'Omar Bongo encourage, étant lui-même le pilleur en chef de l'état gabonais.

Il semble en effet, de source sûre ayant voulu garder l’anonymat, que l'ambassadeur du Gabon à Washington, Son Excellence Jules-Darius Ogouebandja se soit décidé, comme son patron à Libreville, à faire des caisses de son ambassade une affaire personnelle. Ayant reçu de l'état gabonais un fonds de 250 millions de francs CFA (environ 500.000 dollars US) pour la réfection de l'ambassade, Monsieur  Ogouebandja se serait mis à voir gros.
 
Une vue du marbre utilisé sur le plancher de la devanture de l'ambassade du Gabon

D'abord, il semblerait que l'ambassadeur aurait fait venir d'Italie du marbre pour un coût d'environ 150.000 dollars (90 millions de F CFA). Mais comme par miracle, ce marbre qui aurait dû recouvrir le plancher de l'ambassade aurait fini sur le plancher de la résidence privée de l'ambassadeur, résidence qui aurait été, par la même occasion, remeublée. Ce qui était resté du marbre aurair ensuite été reconduit vers l'ambassade, mais au passage, on découvrit que le plancher de l'ambassade était en bois et ne pouvait soutenir le poids du marbre sans renforcement préalable. Il fallait donc le renforcer depuis le sous-bassement pour pouvoir installer le marbre, ce qui voulait dire des frais additionnels non prévus dans le budget de réfection.

 Mais il y a pire. Il semblerait que l'ambassadeur se soit par la suite arrangé avec trois entreprises pour s'occuper des différents aspects de la réfection de l'ambassade. La première entreprise dirigée par Monsieur X, un Gabonais, aurait reçu de l'ambassadeur l'énorme somme de 150.000 dollars (90 millions de F CFA), rien que pour « superviser » les travaux. La deuxième entreprise, une entreprise de draperie et de décor, aurait reçu 120.000 dollars (72 millions de F CFA), uniquement pour installer des rideaux dans le bureau de M. Ogouebandja, ceci alors que le reste des rideaux de l'ambassade étaient dans un état délabré et que le vieux drapeau gabonais qui  flotte dehors est en mauvais état, tellement il a été déchiqueté par le vent et les intempéries.  Une troisième entreprise aurait reçu 16.000 dollars (9 millions de F CFA) pour planter du  gazon et des fleurs (aujourd'hui invisibles) tout autour de l'ambassade.

Les questions que l'on pourrait se poser sont alors les suivantes:

- L'ambassade du Gabon à Washington avait-elle vraiment besoin de marbre, surtout d'un marbre importé à gros sous d'Italie? L’on peut avoir des bureaux simples, bien entretenus et peu coûteux et malgré tout faire amende honorable. Une telle dépense ne semble-t-elle pas inutile alors que le pays se plaint de la baisse de ses moyens ?

- Pourquoi avait-on eu besoin de payer 150.000 dollars à un Gabonais pour "superviser" les travaux, alors même qu'il appartient à l'entreprise de réfection de s'occuper de superviser ses propres travaux?

- Dans quel pays au monde a-t-on vu des rideaux coûter 150.000 dollars pour un seul bureau, surtout quand on sait qu'après enquête, les mêmes rideaux n'auraient coûté que 12.000 dollars au maximum avec une autre compagnie?
 
Les rideaux en mauvais état de l'ambassade du Gabon

- Pire, pourquoi installer des rideaux aussi chers dans le seul bureau de l'ambassadeur alors que le reste des rideaux de l'ambassade sont en mauvais état?

- Les travaux pour le gazon eux-mêmes semblent avoir coûté des sommes faramineuses alors que le pourtour de l'ambassade n'est pas très grand. Pourquoi avoir payé 16.000 dollars pour un gazon pas encore planté, alors que la même chose aurait pu coûter au maximum 4.000 dollars avec une autre entreprise?

- Comment se fait-il que les travaux de réfection ne soient toujours pas terminés alors que les fonds de réfection avaient été alloués par l'état depuis le début de l'année dernière et que les travaux avaient commencé en avril/mai 2002? On remarque par exemple que le dehors de l’ambassade est un vrai dépotoir et que le toit de l'ambassade n'a toujours pas été refait alors qu'aux USA, cela ne prend à une entreprise qu'une semaine ou deux environ pour finir un toit de la taille de celui de l'ambassade du Gabon à Washington.

Le fait que plus d'une année plus tard, les travaux de réfection de l'ambassade du Gabon à Washington ne soient pas encore terminés aurait tendance à suggérer que l'argent qui aurait dû servir à la réfection se serait évaporé comme par miracle. Car les coûts faramineux payés aux entreprises chargées de la réfection font plutôt soupçonner une pratique basée sur de fausses factures, fausses factures qui auraient fait l'objet d'arrangements entre les entreprises de réfection et les responsables de l'ambassade. Il s’agissait en effet de tout simplement s’arranger avec des potes pour enfler artificiellement les prix pour sucer l’état, et ensuite se partager le pactole en privé.

Et aujourd'hui, alors que la côte est des Etats-Unis, dont la ville de Washington, vient de connaître des intempéries d'une violence exceptionnelle, l'état de l'ambassade du Gabon à Washington s'est encore dégradé. Lors de la marche du BDP à Washington en décembre 2002, l'état de l'immeuble laissait déjà à désirer. Aujourd'hui, cet état a empiré et aucun avancement des travaux n'a été noté trois mois plus tard.

A côté de cela, la gestion globale des fonds de l'ambassade reste suspecte car ces fonds semblent financer des dépenses douteuses. Comment se fait-il, par exemple, que l'ambassadeur semble avoir décidé de payer un salaire à un Gabonais ancien footballeur du nom de Minkoumda Soukouss, qui aujourd'hui bénéficierait d'un salaire et roulerait aux frais de l'ambassade en Infiniti QX4 4x4, voiture qui, aux USA, coûte environ 40.000 dollars (24 millions de F CFA), alors même qu'il n'est pas officiellement fonctionnaire de l'état gabonais ?

 
Détritus autour de l'ambassade

L'ambassade emploierait également deux Ivoiriennes comme secrétaires pleines, alors que la seule Gabonaise employée dans une capacité similaire n'est que simple réceptionniste.

Détournement des deniers publics: une culture irrémédiablement bongoïste

Ce qui se passe à l'ambassade du Gabon à Washington n'est que la petite pointe visible de l'iceberg de la corruption et des détournements de fonds au Gabon. A ce titre, ceux qui connaissent bien le Gabon ne s'étonneront pas. La pratique des fausses factures, par exemple, est courante au sein du gouvernement. Chaque membre de ce gouvernement, de Bongo en passant par les ministres et certains ambassadeurs sans scrupules, sait comment s'y prendre pour se remplir en toute impunité les poches au détriment de l'état. Les membres du système Bongo sont passés maîtres dans l'art de créer des entreprises qu'ils utilisent comme paravents pour faire payer de gros sous à l'état pour des services qui, autrement, ne coûteraient pas grand chose. L'on sait par exemple que Mba Obame fait souvent importer de vieux ordinateurs démodés qui, aux Etats-Unis, ne coûteraient même pas 200 dollars (120.000 F CFA), pour les revendre à l'état gabonais au coût faramineux de 5 millions de CFA l'unité.

Le pire c'est que l'instinct du détournement ne connaît plus aucune limite, même au sein du régime Bongo lui-même. Le bruit court que quand, en 2001, Omar Bongo donna 250 millions à Toungui et à Ping pour venir aux Etats-Unis "faire taire" le BDP, Paul Toungui et Jean Ping mirent l'argent dans leurs propres poches et allèrent dire à Bongo que la mission avait été accomplie et qu'ils s'étaient "occupés" de faire taire le Dr. Mengara et le BDP à coups de millions. Cependant, à son grand étonnement, Omar Bongo continua d'entendre "le bruit" qui venait du BDP et ne comprit pas pourquoi le BDP continuait à faire du bruit alors qu'il avait envoyé 250 millions pour le "faire taire." Ainsi, quand Omar Bongo demanda à rencontrer le Dr. Mengara à New York lors de la conférence de l'ONU sur l'enfant en mai 2002, Paul Toungui et Jean Ping firent des pieds et des mains pour empêcher cette rencontre. La rumeur court qu'ils auraient eu peur que leur patron ne sache que l'argent qu'il avait envoyé avait été détourné par Paul Toungui et Jean Ping. Mais aujourd'hui, nous savons que Bongo a fini par être mis au courant du détournement des 250 millions. Et, comme on pouvait s'y attendre, il a préféré récompenser Paul Toungui et Jean Ping en les maintenant au gouvernement.

Et c'est ainsi que les caisses de l'état se vident peu à peu, à cause des divers stratagèmes de détournement dans lesquels sont devenus maîtres les membres du régime Bongo, et ceci au vu et au su d'Omar Bongo lui-même. D'ailleurs, c'est bien connu, dans le régime Bongo, seuls les détourneurs de fonds survivent et ce sont eux qui sont toujours récompensés à coups de nominations. Ceux qui, comme l'ancien ministre Jean-Emile Mbot, avaient voulu se montrer honnêtes ont fini par être expulsés du cercle des vampires qui sucent notre pays jusqu'à la moelle depuis maintenant 35 ans.

C'est dire que notre pays souffre aujourd'hui d'une malédiction bongoïste qu'il faut exorciser de toute urgence, si nous voulons voir le Gabon et le peuple gabonais retrouver leur dignité.

Voilà pourquoi les Gabonais de tous bords politiques doivent se lever comme un seul homme et dire non au bongoïsme. Bongo Doit Partir reste donc une notion qui se doit de vivre en chaque gabonais pour que, quand l'heure sera venue, notre peuple puisse se débarrasser de ceux qui pillent aujourd'hui notre pays. A une époque où 2000 à 3000 Gabonais meurent chaque année de SIDA, il est inhumain et inadmissible que l'argent qui aurait pu les soigner aille recouvrir de marbre les planchers d'Omar Bongo et de ses complices. Cela, les Gabonais ne doivent plus, et ne peuvent plus l'accepter.


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