A Lambaréné l’attente du nouveau visage de la ville mobilise les Migovéens
Après les inquiétudes exprimées en raison de la lenteur observée dans la réalisation des travaux, les populations de cette province, unies comme un seul homme, entendent rendre hommage au président Omar Bongo en donnant un cachet particulier à l’événement.
Lin-Joel NDEMBET
Apres le 17 août 1970 que la capitale régionale du Moyen Ogooué avait eu le privilège d'abriter avec faste, Lambarené sera les 15 et 16 de ce mois à nouveau l'épicentre des festivités commémoratives de la fête de l'Indépendance de notre pays.
Vingt-trois ans après l'évènement de 1970, la fête célébrée cette année à la faveur de la décision prise par le président de la République Omar Bongo de réinstaurer le caractère rotatif des manifestations dans toutes les provinces du pays, revêt assurément un caractère particulier dans la conscience collective des Lambarénéens et Migovéens en particulier, et des Gabonais, en général.
Car, pour les filles et fils de cette province, que ce soit ceux ayant vécu les grands moments du 10e anniversaire de l'accession de notre pays à la souveraineté nationale dans le contexte du monopartisme, ou ceux de la nouvelle génération, la célébration du 17 août 2003 sera l'occasion d'exprimer avec force leur ferveur patriotique, de même que leur attachement au président Omar Bongo, à qui ils entendent rendre hommage.
A la faveur de la phase 2 des fêtes tournantes qu'abritent cette année Lambaréné et Mouila, après Tchibanga et Makokou; l'année dernière, les populations migovéennes saisiront cette occasion pour saluer l'évolution positive, le nouveau visage que prend et prendra au terme des travaux qui vont être livrés dans les chefs-lieux de province et du département de l'Abanga -Bigné.
CACHET PARTICULIER
• Des travaux dont la réalisation effective procède de la ferme volonté et détermination du président Bongo d’assurer une redistribution du revenu national à travers la réalisation d'un ambitieux programme d'aménagement urbain.
Ces chantiers, que nous avons visités le week-end écoulé collent réellement avec une forte et longue attente exprimée depuis des années par des populations de la capitale de la province du Centre du pays, et plus généralement de celle de l'arrière-pays, de voir leurs localités connaître un développement et coller à l'évolution du pays.
C'est en somme le sens que de nombreux habitants de Lambaréné, interrogés il y a quelques jours, donnent aux attitudes affichées ces derniers jours par des populations de certains quartiers de la ville. Lesquelles, malgré les assurances du président de la République, venu lui-même à Lambaréné, ensuite du Premier ministre, Jean-François Ntoutoume Emane, et de plusieurs membres de son gouvernement, sont restées accrochés à la date du 17 août comme date butoir de livraison des chantiers.
Il s'agit, à tout le moins, de l'expression d'une attente légitime, a indiqué un notable rencontré dimanche à Lambaréné. Celui-ci avait encore à l'esprit le long catalogue des projets qui avaient été énoncés dans la perspective de la célébration en 1980 du 17 août à Lambaréné. Catalogue qui n’a pu être réalisé en raison de ce que les festivités prévues lors de la première phase rotative de la célébration de l'accession de notre pays à la souveraineté nationale, n'ont plus été organisées.
SCEPTICISME • Pour autant, l'espoir reste permis dans la capitale provinciale du Moyen Ogooué où la population entend donner un cadet particulier à l'évènement à travers son habituelle mobilisation. Cet espoir est relatif au fait que l'on s'accorde pour reconnaître que des choses concrètes, des avancées ont été réalisées.
La réfection de l'aéroport de la ville, la livraison ce vendredi 15 août 2003 des édifices de Gabon Poste à Issac, Gabon Télécom, du palais présidentiel et des quatorze villas construites, non loin de la résidence présidentielle, dans le premier arrondissement, sur ‘’Ile‘’ comme on dit au bord de l'Ogooué, les travaux de voirie réalisés dans les deux arrondissements de l'agglomération, attestent de cet effort gouvernemental de changer l’aspect architectura de la ville. Même si l'on est conscient comme a tenu à préciser hier à Libreville Georges Rawiri, après l'audience que le chef de Etat a accordée à plusieurs hauts cadres de cette province, construite en trois mois
Mais il n'empêche, a-t-on observé sur le terrain, que la physionomie de la ville changera réellement une fois que les chantiers de construction du gouvernorat, de la Mairie, du siège de l'Assemblée départementale, de la salle polyvalente, des camps de gendarmerie, de police et autres, seront achevés dans les mois avenir. Ce sentiment est partagé par la plupart de ceux que nous avons interrogés dans cette localité. Cette perspective a tout naturellement dégraissé ces derniers temps le camp des plus sceptiques aujourd'hui, davantage conscients de ce que la volonté du chef de l'Etat, sera respectée.
De ce point de vue, tel que l'a laissé entendre, un membre de la Commission provinciale "Gabon Indépendance", rencontré dans la ville, l’espoir d'un changement profond de la ville sert de facteur mobilisateur des citoyens, des membres de la diaspora migovéenne fermement résolus eux aussi à célébrer l'évènement et l'union des fils et filles gagnés par un sursaut d'orgueil.
Toutes les dispositions semblent avoir été prises en matière d'hébergement, transport, restauration et pavoisement, a tenu à préciser ce dernier. D'ailleurs, l'épouse du chef de l'Etat, Mme Edith Lucie Bongo, a effectué, en compagnie du président du Sénat, Georges Rawiri, lundi dans la matinée une visite dans cette localité afin de se rendre compte elle-même de l'état d'avancement des travaux et des préparatifs de cet évènement.
Reste maintenant, selon un élu, à faire en sorte que les populations se sentent réellement concernées par la fête. D'où l'appel lancé aux initiatives privées pour l'organisation de manifestations pouvant susciter une forte adhésion des habitants de Lambaréné et des environs. Et pour que vingt-trois ans après le 17 août 1970, la fête soit à nouveau belle.