Vénus de l’Abanga-Bigné et de l’Ogooué et des Lacs, chefs de quartiers, responsables d’administrations locales, représentans des différentes communautés ont reçu des assurances sur la poursuite des travaux dans leurs localités.
La tension a baissé d'un cran dans le chef-lieu de province du Moyen-Ogooué où la perspective du retrait annoncé de certaines sociétés ayant achevé leurs travaux à l’aéroport rénové de Lambaréné, avait commencé à susciter de nouvelles inquiétudes et des velléités de manifestations des habitants pour protester contre l'arrêt des chantiers.
Depuis la dernière rencontre, vendredi dernier en fin d'après-midi, entre Georges Rawiri, le président du Sénat qu'accompagnaient le ministre Martin Mabala, le député de la commune de Lambaréné, Davain Akouré, le gouverneur de la province Jean-Marie Beka B'Obame, et les notables des départements de l'Ogooué et des Lacs et de l'Abanga-Bigné, la sérénité semble être revenue à Lambaréné et Ndjolé.
Les notables relayant les informations et explications reçues de ces responsables politiques et administratifs autour de l'organisation des festivités du 17 août à Lambaréné, ont dû se soumettre
au devoir d'information et de sensibilisation en direction des populations. Ce devoir les a amenés à apporter la nouvelle tant attendue de Ia poursuite des travaux initiés dans le cadre des fêtes tournantes, et ce jusqu'à épuisement de l’enveloppe financière destinée à cette opération d'envergure. Une programmation rendue. publique sans aucun doute après que les responsables de plusieurs entreprises, Socofi, Sobéa; EGTB, Nesco, etc, eurent affirmé, laisse t-on entendre, aux responsables politiques locaux leurs engagements à aller au terme des chantiers lancés à Lambaréné et à Ndjolé. Ces assurances étaient conformes à l'engagement du président de la République Omar Bongo, lui-même, de passage dans la capitale provinciale lors de sa tournée provinciale, et du chef du gouvernement, Jean-François Ntoutoume Emane. Lesquels avaient clairement indiqué que les travaux iront à leur terme.
ECHEC • Ces données remises au goût du jour lors de cette rencontre ont permis aux notables de mieux apprécier le retrait ces derniers jours de quelques engins de la ville pour cause de finition de certains chantiers. Au-delà de ces assurances qui tombaient à propos dans un environnement gagné par la désinformation, l'intoxication et la manipulation, les notables et autres responsables locaux ont été édifies sur les conditions d’ organisation des fêtes à lambaréné.
Un évènement, dont le semi-échec au niveau du programme d'aménagement urbain, avait suscité de vives critiques et l'ire des populations venues pourtant massivement manifester leur ferveur patriotique et leur attachement au président Omar Bongo. Contrairement aux prévisions, le programme des travaux élaborés n'a pu être totalement réalisé.
Puisqu'en dehors des 14 Villas, l'aéroport de la ville, la tribune officielle, les voiries urbaines, des travaux d'extension du réseau d'eau et d'électricité y compris l'éclairage public dans les quartiers périphériques. La réhabilitation du stade d'Atongowanga, la réfection au CES d'Issac, du lycée Charles Mefane, des travaux de réfection de l'hôpital régional avec fourniture d’une nouvelle ambulance entièrement. équipée. Les principaux travaux; attendus par les populations; notamment le gouvernorat, la mairie, la construction et l'équipement du Commissariat de police et d'Arrondissement d'Isaac, le camp de gendarmerie et de police, la salle polyvalente, le marché central et bien d'autres; n'ont pu être livrés.
Ce qui n'a guère donné à la ville de Lambaréné, surtout le nouveau visage attendu par les populations. Et ce qui a renforcé le sentiment repart du, du côté de ceux nombreux qui avaient la date du 17 août comme date butoir, que rien n'a été effectivement fait dans cette localité. D'où le mécontentement qui avait gagné des pans entiers de la société migovéenne.
Cet échec reste imputable en grande partie aux responsables de la Commission nationale du 17 août, structure mise en place pour gérer la réalisation de ce vaste projet d'aménagement urbain initié par le chef de l'Etat. Non seulement les responsables de cette structure, critiqués pour la gestion opaque des fonds, s'étalent lancés dans une démarche floue d'attribution de marchés de gré à gré, mais en sus, ils ont, a-t-on appris, oeuvré pour faire le vide autour d’eux en écartant, assure-ton, les cadres migovéens.
LANGAGE DE VÉRITÉ
De ce point de vue, il était de bon ton que les acteurs politiques, dont certains sont indexés à tort sur ce dossier, engagent un dialogue franc avec les notables des deux chefs-lieux de départements. D'autant plus que ces notables représentant les différentes composantes ethniques qui vivent dans la province et a Lambaréné surtout, n'avaient pas, à l'époque, hésité à interpeller les acteurs politiques et administratifs locaux sur les dérapages et autres ratés observés avant les fêtes, D'autant que les hauts cadres :astiqués pour leur "manqué d'orgueil provincial" à cette occasion, n'entendent pas porter le chapeau des manquements et non réalisation du programme d'aménagement territorial. Et assumer les erreurs, les maladresses et autres pratiques mafieuses de ces apprentis-sorciers et autres profiteurs venus de tous les coins du pays et gagnés par le goût du luxe, etc.
La rencontre de vendredi dernier présentée comme un moment de vérité pour les uns et les autres, a été l'occasion pour Georges Rawiri, Martin Mabala, Davain Akouré, le gouverneur de la province, le maire Victor Afène, etc, de tenir à nouveau un langage de vérité en expliquant à l'assistance la procédure, le niveau d'implication des hauts cadres de la province. Et pour répondre à certaines préoccupations dé ses hôtes.
C'est ainsi que l'on a appris, par exemple due les dimensions de la tribune devant accueillir les officiels lors du défilé, avaient été minimisées obligeant le président du Sénat à intervenir auprès de la société chargée. des travaux afin que l'on porte sa capacité à 450 places au lieu de 150, que l'on prévoie une plate-forme en face pour la fanfare, etc. Les interrogations ont également porté sur la répartition de l'enveloppe de 25 milliards de francs entre les deux départements, sur le non début des travaux de la salle polyvalente, faute, dit-on, parcelle, et sur plusieurs questions relatives a la réalisation des travaux, dont le Centre de traitement ambulatoire (CTA), don du président de la République.
Concernant, l'organisation des festivités les 15 et 16 août dernier en présence du président Omar Bongo; son épouse, Edith Lucie et l'ensemble de la classe politique nationale fêtes en dessous des attentes, le gouverneur Jean-Marie Beka B'Obame, très critiqué pour sa gestion quelconque du Comité provincial de ‘’Gabon Indépendance", structure qui s'est vu allouer une forte enveloppe financière, n'a pas eu la tâche facile face à des notables qui savaient réellement de quoi ils parlaient. Et les raisons réelles, surtout financières, des nombreux ratés de l'inorganisation enregistrée.
D'autant plus que les sous-comités placés sous sa responsabilité et le Comité national, n'ont pas répondu à toutes les attentes. Sur le point portant sur le logement des hôtes de marque, la restauration, l'achat des pagnes destinés au défilé que certains esprits malveillants et cupides ont cru bon de vendre l'implication du président Rawiri et d'autres hauts cadres fut déterminante à plusieurs niveaux pour éviter le pire, le désordre... Des actions certes importantes et non négligeables,- mais qui se diluent ans l'océan assez vaste des manquements enregistrés pendant ces deux jours de manifestations.