Le constat au sortir de ces festivités est que l' objectif poursuivi par le président de la République, Omar Bongo, en vue de combler le déficit en infrastructures sociales de base et faire revivre à l'unisson la fête nationale a été atteint.
C'EST dans un climat d'euphorie rarement vécu à Mouila, que les populations de la Ngounié ont affiché leur mobilisation à travers cette ville, pour saluer dimanche 17 août 2003, date anniversaire de l'accession du Gabon à la souveraineté nationale, la présence parmi eux; du chef de l'Etat, M. Omar Bongo qu'accompagnait son épouse, Mme Edith Lucie Bongo. Le couple présidentiel y a passé deux nuits en compagnie de l'importante délégation faisant partie de sa suite, et dans laquelle étaient visibles aux premières loges de nombreuses personnalités de premier plan.
Les unes appartenant au gotha politique national: Le vice-président de la République, Didjob Divungi Di Ndinge, le Premier ministre, chef du gouvernement, Jean-François Ntoutoume Emane, le président de le Cour constitutionnelle, Marie-Madeleine Mborantsuo, le président du Conseil économique et social, Me Louis- Gaston Mayila, le président de la Cour des comptes, Gilbert Ngoulakia, le président du Conseil national de la communication, Pierre-Marie Dong...
Les autres, représentant la communauté internationale. Notamment l'ambassadeur, Haut représentant de la France au Gabon, Jean-Marc Simon, et l'ancien président par intérim de la Commission de l'Union africaine, Amara Essy, pour ne citer que ces deux-la. Cet aréopage a été le témoin oculaire de cet important moment de la vie l'ampleur de la mobilisation des populations durant les quarante huit heures de la célébration de ces festivités dans cette ville où le sentiment national a triomphé des traditionnels clivages politiques, traduit la forte adhésion populaire à la décision du président Bongo de faire revivre la fête nationale dans la plus totale ferveur patriotique et l'allégresse partagée, cette année, dans la Ngounié.
Quatre jours après ces festivités, le temps des premiers bilans, même partiels, est venu. Les populations locales rencontrées, sont unanimes pour dire leur fierté devant la transformation subie par les infrastructures sociales de base, et vu entre autres son réseau routier urbain être rénové.
BARRE TRÈS HAUT
Ce sentiment, les populations l'exprimaient déjà a mesure qu 'on se rapprochait du jour J, et cela, en voyant l'avancement des multiples chantiers porteurs d'essor attendu depuis de longues années. Aujourd'hui, il s'agit d'une forte conviction qui leur fait dire que ces festivités n'ont as été une fête pour rien.
C'est la démonstration que chacun s'est approprié l’évènement. Selon l'expression d'un notable réputé de la rive gauche du fleuve Ngounié,ici ‘’le 17 août c’est notre fête, c'est la fête du développement de notre ville’’
Nombreux sont ceux qui pensent ainsi, au regard des résultats concrets obtenus en terme de développement, durable de la localité. Par exemple, en ce qui concerne les routes, d'autant que nul n'ignore le rôle vital qu'elles jouent dans l'arrière-pays. Pour leur part, les populations rurales sont convaincues que leur construction et l'ouverture d'autres voies au profit de la municipalité va offrir de réelles perspectives pour l'écoulement des produits et le transport des personnes. Elles mettent en relief un fait:
A terme, 18,225 km de route seront revêtus en enrobé. On ajoute que 12,62 km vont être latérités. A ce jour d'abord, 9,057 km sont revêtus et 5,298 kms latérités. A ce propos, elles affichent leur optimisme quant à l'avenir et laissent entendre que leur joie à cette occasion s’explique par le fait que les autorité; leur ont envoyé à ce sujet un message contenu dans l’appui aux voiries: Les routes ont un rôle de moteur de développement économique. Il n'empêche, certains ont conscience des dangers que vont poser ces routes restaurées. Ils redoutent par exemple les accidents à cause de la tentation des conducteurs de se laisser aller au volant symbole est l'achèvement du complexe administratif, la réhabilitation du stade Mbombet, voire l'électrification et l'adduction d'eau, c'est plus ou moins la cerise sur le gâteau. Résultat: Cela explique le succès global de cette fête. En attenant donc l'achèvement assuré d'autres travaux, à en croire du moins l'engagement du chef de l'Etat de Ies suivre de près, via le gouvernement, le moins qu'on puisse avancer est que le résident Bongo a enregistre cette occasion un succès politique dans cette province, en particulier dans cette ville au tempérament frondeur.
Un fait y a contribué, et qu'on n'a pas fini de relever, c est le comportement positif des responsables politiques natifs de G4 . Tant ceux de l'opposition locale que ceux de la majorité, tous ont déployé d'importants moyens financiers pour vêtir les populations qui ont défile avec dignité ce 17 août. Ce fut le cas, également, pour les entreprises et les multiples associations.
Résultat: Leur province a placé la barre très haut, et collé à l'esprit crue le président Bongo tient a donner à sa politique du retour des fêtes tournantes à l'intérieur du pays. Il s'agit de permettre à I'Etat de combler certains déficits en infrastructures de base, grâce à l’allocation spéciale d'une enveloppe de 50 milliards de FM à deux provinces chaque année, à raison de 25 milliards chacune. Nonobstant ce beau panorama qui signifie que partout dans la province la fête a été belle, force est de relever que les réalisations ne sont pas toutes achevées dans la ville et à l’intérieur des départements.