Unique candidat, après que Adrien Nkoghé Essingone eut signifié sa préférence pour la tenue de l'élection à la date choisie par le bureau sortant, Bonaventure Nzigou Manfoumbi a remporté une élection organisée par ses amis, et qui n'a pas plus fait l'unanimité chez tous les signataires, le 30 décembre dernier, de la motion convoquant à la tenue de l'assemblée générale élective le 8 janvier de cette année.
LA majorité des présidents de fédérations et associations a tenu la promesse faite en décembre dernier, de convoquer l'assemblée générale élective du Comité olympique gabonais le 8 janvier 2005.
La réunion présidée, à la demande des présidents de fédérations et d'associations signataires, par Odette Kingbo, secrétaire général du ministère des sports, avec le soutien de Mamadou Oumar, s'est achevée avec l'élection, dans la confusion, de Bonaventure Nzigou Manfoumbi, le président de la Fédération gabonaise de boxe et premier candidat déclaré à la succession de Fidèle Waura.
Une élection controversée qui n'a pas été du goût de tous les signataires dont une frange, composée des présidents des fédérations de judo, de football, de taekwondo, de golf, de volley-bail, de karaté et d'athlétisme, a préféré attendre le 26 février prochain, date à laquelle l'assemblée générale extraordinaire avait été reportée par le président du COG. "A quoi ressemblerons-nous quand le Comité international olympique se refusera à nous donner toute légitimité ou légalité ?" a argumenté André Angwé Aboughé, le président de Confédération gabonaise de judo. Lequel a quitté la salle des conférences du Novotel Rapontchombo avec ses pairs "dissidents".
Tout comme Adrien Nkoghé Essingone, le second candidat déclaré à la prochaine élection du bureau exécutif du COG, qui a dit ne pas être dans les dispositions actuelles, favorable pour participer à un éventuel scrutin avant la date fixée par le Comité olympique national.
Se gardant de commenter l'attitude de ses collègues de la majorité ayant opté pour le respect du calendrier du COG, Nzigou Manfoumbi a préféré s'appesantir sur la notification du CIO adressée au COG, dans laquelle l'organe international confirme l'arrivée d'un de ses représentants pour assurer la supervision de l'élection du 26 février à venir.
Mais aussi, le souhait du CIO de voir les assemblées générales annuelles des fédérations sportives gabonaises se tenir au préalable.
Le candidat Nzigou Manfoumbi a rappelé qu'il n'avait pas accusé réception de ladite notification et que c'est à travers la presse qu'il a pris connaissance de la substance du courrier envoyé par la fédération internationale. Mieux, il a remis en cause l'authenticité de la notification, arguant que l'auteur de celle-ci était en congé et ne reprendrait ses fonctions que le lundi 10 janvier 2005. Une information obtenue auprès du secrétariat générale du CIO, que le président sortant de la Fégaboxe a affirmé avoir contacté en milieu de semaine pour réaffirmer la détermination de la majorité des présidents de fédérations à organiser l'assemblée générale élective du COG le 8 janvier de cette année.
Toujours est-il que les onze présidents de fédérations et d'associations ont tenu mordicus à aller jusqu'au bout des travaux et placer à leur tête de liste au sommet de la pyramide du COG. Ils ont ainsi voté à l'unanimité pour Nzigou Manfoumbi, qui à leurs yeux, est le nouveau président du COG, à compter du 8 janvier 2005.
Le nouvel élu (?) a fait la promesse d'impulser une dynamique nouvelle au sein du COG et du sport national, tout en appelant à l'union sacrée de toutes les parties, afin que le défi soit relevé.
Et voilà le sport gabonais à nouveau dans une impasse, car il est acquis le CIO ne reconnaîtra point le bureau de Nzigou Manfoumbi s'il a réellement prévenu le COG de sa participation à l'AG du 26 février. La majorité des présidents de fédérations affirme pour sa part être dans son bon droit, brandissant une fois de plus l'Article 11 des statuts du COG.
Toujours est-il que si l'illégalité du bureau de Nzigou Manfoumbi est établie par le CIO le 26 février prochain, l'organe international devra trancher. Mais surtout, sachant que les bureaux exécutifs de Waura et de Nzigou Manfoumbi seront illégaux, respectivement de deux années et d'un mois, on n'arrive pas à dire qui est dans la légalité et qui ne l'est pas.
La réaction de Fidèle Waura
" C'est un simulacre d'élection"
Le président sortant estime qu'il n'y a pas eu élection, vu que celle-ci est programmée pour le 26 février prochain. Et que la suspension infligée par la CAB à Nzigou Manfoumbi prive ce dernier de tout postuler à cette fonction.
"Il n'y a pas eu élection dans la mesure où le CIO qui doit superviser cette échéance sait que celle-ci se tiendra le 26 février. C'est un simulacre d'élection! La preuve est que tous les candidats qui étaient supposés se présenter à l'élection du COG n'étaient pas présents. On peut faire une élection des aigris de la boxe ou une mascarade d'élections, mais cela n'a aucune légitimité. La seule élection que le CIO reconnaîtra est celle du 26 février. Donc pour le COG qui a convoqué la prochaine assemblée générale élective, il n'y a pas eu élection.
D'autre part, Nzigou Manfoumbi qui, en sa qualité de Président de la Fégaboxe, est sous le coup d'une suspension e la part de la Confédération africaine de boxe (CAB) ne peut postulai à 1a présidence du bureau exécutif du COG:
Je tiens également à préciser que j'ai bien envoyé la notification du CIO à tous les présidents de fédérations, à l'instar de la Fédération gabonaise de judo. Et même au ministère des sports, organe à travers lequel la Fégaboxe reçoit les fax qui lui sont destinés.
Je le répète une fois encore : l'assemblée générale élective aura bel et bien lieu le 26 février. Pas avant. Ceux qui veulent se prévaloir d'un titre illégal savent à quelles sanctions ils exposent non seulement leur personne, mais également et surtout, le sport gabonais dans son ensemble".